Jacques Poitou
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Hébreux, israélites, juifs, youpins, etc.

 

Comment diable ! quel Iuif ! quel Arabe est-ce là ?

Molière, L'Avare, II, 1. Réaction de Cléante à un contrat de prêt qui pourrait lui être consenti par un usurier dont il ne sait pas encore qu'il s'agit d'Harpagon, son père. (Molière 1669 : 44)


voirsolution finale, génocide, holocauste, shoah, etc.

hébreu, israélite, juif

Pour les temps anciens, les trois termes se distinguent ainsi, selon Ernest-Marie Laperrousaz (Encyclopædia universalis) :

Hébreux : "les populations qui, avant qu'elles aient franchi le Jourdain pour entreprendre la conquête de Canaan, sont appelées "Hébreux", reçoivent, après ce franchissement, le nom d'"Israélites"."
Israélites : Hébreux installés en Canaan
juifs : "Israélites rescapés des guerres et déportations – essentiellement, donc, des habitants du territoire de l'ancien Royaume de Juda et leurs compatriotes restés en Babylonie"

Pour l'époque contemporaine, israélite et juif ont été et sont employés pour désigner les mêmes populations.

Maxime Rodinson (1997 : 19-21) distingue quatre catégories de juifs, sans que les frontières en soient étanches (voir aussi Rodinson 2005 : 397-403) :
– "les adhérents d'une religion bien définie, le judaïsme" ;
– "les descendants d'adhérents au judaïsme qui ne se considèrent pas comme des fidèles de cette religion, qui adhèrent au contraire, sur le plan existentiel, aux idées simplement déistes ou athées, qui ont parfois même adhéré à d'autres religions, mais qui néanmoins veulent maintenir un lien avec les adhérents du judaïsme religieux et qui se regardent comme formant avec ceux-ci une sorte de communauté ethnico-nationale, selon le terme le plus courant un peuple" ;
– "les descendants également d'adhérents au judaïsme qui ont rejeté toute affiliation à cette religion et à un "peuple juif", se considérant d'une part comme athées, déistes, chrétiens, etc., et d'autre part, comme français, turcs, anglais, arabes, etc." ;
– "les descendants également d'adhérents du judaïsme dont l'ascendance est ignorée par les autres et souvent par eux-mêmes".

Dans son sketch "Les juifs" (1984) – à prendre évidemment au second degré –, l'humoriste Pierre Desproges distingue le "juif assimilé" qui "regarde Holocauste les pieds sur la table en bouffant du cochon pas casher" et le "juif juif" qui "renâcle à l’idée de se mélanger aux gens du peuple non élu, en dehors des heures d’ouverture de son magasin, bien sûr."
    https://www.youtube.com/watch?v=Ts7H0swNz0g, consulté le 2017-07-16.

Pour la législation de l'Etat d'Israël (amendement à la "loi du retour" adopté en 1970), ""Jew" means a person who was born of a Jewish mother or has become converted to Judaism and who is not a member of another religion." – Mais comment définit-on "a Jewish mother" ? Rodinson (2005 : 401) voit les choses ainsi : "On discute en Israël pour savoir qui est juif. On n'y arrive pas. C'est que ce terme recouvre des individus très différents et que ceux qui parlent au nom "des juifs" ne veulent pas et ne peuvent pas l'avouer."
    http://www.knesset.gov.il/laws/special/eng/return.htm, consulté le 2012-11-09.

Voici ce qu'écrit à ce sujet – et à son sujet – l'écrivain Georges Perec (1936-1982) :

Je ne sais pas précisément ce que c’est qu’être juif, ce que ça me fait que d’être juif. C’est une évidence, si l’on veut, mais une évidence médiocre, une marque, mais une marque qui ne me rattache à rien de précis, à rien de concret : ce n’est pas un signe d’appartenance, ce n’est pas lié à une croyance, à une religion, à une pratique, à une culture, à un folklore, à une histoire, à un destin, à une langue. Ce serait plutôt une absence, une question, une mise en question, un flottement, une inquiétude : une certitude inquiète derrière laquelle se profile une autre certitude, abstraite, lourde, insupportable : celle d’avoir été désigné comme juif, et parce que juif victime, et de ne devoir la vie qu’au hasard et qu’à l’exil. […]
Je suis né en France, je suis français, je porte un prénom français, Georges, un nom français, presque : Perec. La différence est minuscule : il n’y a pas d’accent aigu sur le premier e de mon nom, parce que Perec est la graphie polonaise de Peretz. Si j’étais né en Pologne, je me serais appelé, mettons, Mordechai Perec, et tout le monde aurait su que j’étais juif. Mais je ne suis pas né en Pologne, heureusement pour moi, et j’ai un nom presque breton, que tout le monde orthographie Pérec ou Perrec : mon nom ne s’écrit pas exactement comme il se prononce.
A cette insignifiante contradiction s'accroche le sentiment ténu, mais insistant, insidieux, incontournable, d'être quelque part étranger par rapport à quelque chose de moi-même, d'"être différent", mais pas tellement différent des "autres" que différent des "miens" : je ne parle pas la langue que mes parents parlaient ; je ne partage aucun des souvenirs qu'ils purent avoir. Quelque chose qui était à eux, qui faisaient qu'ils étaient eux, leur histoire, leur culture, leur croyance, leur espoir, ne m'a pas été transmis.
La conscience de cette dépossession ne s'accompagne d'aucune nostalgie, d'aucune prédilection pour ce qui serait plus proche de moi parce que juif.
    (Perec 1990 : 99-101)

Voir aussi d'autres témoignages dans Manceaux (2002).

Précisions étymologiques et lexicales

N.B. Les indications étymologiques sont extraites de Rey (1998).

hébreu

XIIe siècle < latin hebraeus < grec hebraïos < hébreu ibrī (origine du mot incertaine).

Outre son emploi dans le cadre de l'histoire de l'Antiquité, le terme hébreu est employé pour désigner la langue. Sans doute l'expression c'est de l'hébreu (= c'est incompréhensible) est-elle liée au fait que l'hébreu s'écrit avec des caractères différents de l'alphabet latin et ets donc incompréhensible pour qui ne les maîtrise pas (cf. l'expression de même sens c'est du chinois).

voirEcriture de l'hébreu
voirEcriture du chinois

En français – beaucoup plus qu'en allemand ou en anglais –, le terme hébreu est utilisé également fréquemment dans l'expression l'Etat hébreu pour désigner l'Etat d'Israël. Aussi bien dans le plan de partage de la Palestine adopté par l'ONU en 1947 que dans la déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israël (1948), c'est le terme d'"Etat juif" qui est employé. C'était aussi le titre du manifeste sioniste de Theodor Herzl, Der Judenstaat (exactement : L'Etat des juifs). Mais actuellement, la situation dans l'ancienne Palestine mandataire étant ce qu'elle est, ce terme est objet de contestations et de polémiques, et son acceptation ou son refus un problème politique. L'utilisation de Etat hébreu peut être aussi liée à la volonté d'éviter l'utilisation du mot juif en raison de l'utilisation qui en avait été faite dans le contexte antisémite de l'Occupation (1940-1944). Une autre motivation de l'emploi d'Etat hébreu peut être encore de manifester son approbation de la thèse selon laquelle l'actuel Etat d'Israël ne serait que la restauration de l'Etat hébreu de l'Antiquité.

israélite

XVe siècle < latin Israelita < grec Israelîtês < hébreu yśr ͤ 'ēlî < yśrā'el (nom donné à Jakob, selon la Bible – Genèse XXXII, 28-29 : Il lui dit : "Quel est ton nom ?" Il dit : "Jacob". Il dit : "On ne t'appellera plus du nom de Jacob, mais Israël, car tu as combattu avec Elohim comme avec les hommes et tu as vaincu !" (La Bible 1971 : I, 110) – "Le nom d'Israël, hébreu yśrê'êl, est rattaché au verbe sârâh "combattre" et a pour sens naturel "Dieu combattra". (La Bible 1971 : I, 110, note)

juif

Xe siècle iudeu > juif ; < latin judaeus < grec ioudaïos < araméen y ͤ hūdāi (hébreu y ͤ hûdî < y ͤ hûdā = Juda, nom du fils de Jacob > nom de la tribu).

Rey (1998 : 1933) indique : "Depuis l'ancien français et avec des nuances différentes selon les époques, le mot a revêtu des connotations péjoratives diverses, liées à l'hostilité de la majorité chrétienne : c'est le thème de l'usurier (1265), allusion à l'ancienne interdiction des métiers d'argent pour les chrétiens, développé plus tard en "avare" (1265), juif devenant quasi synonyme de arabe, dans cet emploi, à l'époque classique. A partir du XIXe s., le mot reflète la montée du racisme antisémite ; dès lors, les emplois insultants en appellatifs, les synonymes injurieux et la création de dérivés péjoratifs sont plus actifs. […] A certaines époques, on a conseillé d'éviter le mot au profit d'israélite, plus neutre, mais il a été repris et revendiqué (conscience juive, renouveau juif), un peu à la manière de nègre."

Oudin (1656 : 225) mentionne trois expressions, désormais inusitées, qui témoignent de l'association de juif avec le thème de l'argent et des connotations péjoratives qu'il a eues :

il est riche comme un juif = très riche.
il est parmi ou entre les mains des Juifs = en un lieu dangereux, ou entre des personnes dangereuses.
cette pièce a passé par la main des Juifs = elle a été altérée ou rognée.

Pour l'époque récente, l'utilisation du mot juif dans le contexte antisémite de l'Occupation (1940-1944) et le souci de marquer ses distances par rapport à cette idéologie et à cette politique ont pu défavoriser son emploi. Voir – exemple particulier ! – le début d'un projet d'une "déclaration des Juifs non sionistes et non religieux" écrit par Maxime Rodinson en 1967 : "Nous, Français d'ascendance juive, nous qu'une terminologie raciste appelle des Juifs. / D'origine, de formation, d'opinions diverses, réunis par le seul lien de la persécution commune dont nous avons souffert, nous, nos parents, nos amis." (Khoury 2009 : 31). – En Allemagne, pour des raisons évidentes, les difficultés d'emploi du substantif Jude sont encore plus patentes. Voir l'expression substitutive fréquemment employée unsere jüdischen Mitbürger – nos concitoyens juifs.

– On appelle juif errant "un homme qui change souvent de demeure, qui voyage sans cesse". Il s'agit, à l'origine, d'un "personnage imaginaire que l'on suppose condamné à errer jusqu'à la fin du monde, pour avoir outragé Jésus portant sa croix, et qui paraît être une représentation populaire de la dispersion du peuple juif." (Littré 1874 : 3, 212).

juif juif. – Le redoublement du signifiant s'accompagne d'un dédoublement du signifié : un "juif1 juif2" est une personne d'ascendance juive (juif1) qui se réclame ou se montre fidèle à la tradition juive (juif2). Expression familière. Exemple dans la bouche de Maxime Rodinson : "C’était un horloger, aussi originaire d’Ukraine, impétueux, explosif, et toujours pour les choses extrêmes; lui était Juif Juif, voulait être Juif Juif, il avait un patriotisme juif que les autres n’avaient pas, même s’ils semblaient l’être plus que lui." (http://www.chris-kutschera.com/Rodinson.htm, consulté le 2016-10-07). Voir aussi l'utilisation de juif juif dans le sketch de Desproges cité plus haut.

Toponymie

rue des Juifs (Paris, 4e arrondissement). En 1898, des commerçants de cette rue demandèrent qu'elle soit débaptisée, car ils estimaient que ce nom portait préjudice à leurs affaires : en liaison avec l'affaire Dreyfus, la France connaissait alors un déferlement d'antisémitisme. Le conseil municipal de Paris accepta cette demande et depuis 1900, cette rue s'appelle donc rue Ferdinand-Duval, du nom – comme chacun sait – de celui qui fut préfet de la Seine de 1873 à 1879. (Birnbaum 1998 : 80-81)

En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus (1859-1935), polytechnicien d'origine alsacienne, fut condamné pour "intelligences avec une puissance étrangère", dégradé et déporté au bagne en Guyane. L'accusation, montée de toutes pièces et étayée par des faux, était soutenue sciemment par l'état-major de l'armée ainsi que par la plus grande partie de la classe politique et appuyée par toute une presse antisémite déchaînée (voir Birnbaum 1998). "C'est parce qu'il était juif qu'on l'a arrêté, c'est parce qu'il était juif qu'on l'a jugé, c'est parce qu'il était juif qu'on l'a condamné." (Lazare 1897 : 9) En 1899, grâce au combat acharné d'intellectuels comme Bernard Lazare ou Emile Zola, le jugement fut révisé, mais Dreyfus resta condamné. Gracié peu après, il ne fut officiellement réhabilité qu'en 1906. Ne furent poursuivis ni le véritable espion, Ferdinand Walsin-Esterhazy, ni les militaires responsables de la machination contre Dreyfus. – Pour plus de précisions, voir, parmi une littérature abondante, Duclert (2011).

La-Mort-aux-Juifs, hameau de la commune de Courtemaux (Loiret). Différentes étymologies ont été proposées pour ce nom médiéval ; certaines n'ont aucun rapport avec des juifs : il ne s'agirait que d'une banale mare. Toujours est-il qu'en 2014, le Centre Simon Wiesenthal, qui vit dans ce toponyme (avec l'article défini) le slogan (sans article) "Mort aux juifs !", protesta auprès du gouvernement français. Après un vote du conseil municipal pour le maintien du nom traditionnel, qui n'apparaissait d'ailleurs plus guère que sur le cadastre, l'Etat lui intima l'ordre de débaptiser immédiatement ce hameau. Il s'exécuta.

youtre, youpin, youd, youddi

Tous ces termes, apparus vers la fin du XIXe siècle en liaison avec l'émergence ou la résurgence de l'antisémitisme, désignent les juifs avec une valeur fortement péjorative. Leur origine lointaine est le terme hébreu jehûdî. Mais selon Rey (1998 : 4148), les termes français ont pu être empruntés à l'allemand Jude [ˈju:də] (terme sans connotations péjoratives, qui apparaît également apocopé, avec valeur péjorative, en Jud [juːd]) ou, selon le TLFi, à l'arabe maghrébin jūdī (< arabe jajūdī). youpin est formé par suffixation (cf. Auverpin < Auvergnat). youtre et youpin fonctionnent comme substantifs et comme adjectifs. Dérivés : youtrerie, youpinerie (modèle : juiverie), proyoupin, etc.

voirReprésentations et persécutions des juifs

– Sur le vocabulaire antisémite utilisé en France au moment de l'affaire Dreyfus (fin du XIXe siècle, début du XXe), voir Honoré (1981).

Israélien

= citoyen de l'Etat d'Israël.


Juifs ou juifs – majuscule ou minuscule ?

Les noms des adeptes d'une religion s'écrivent usuellement sans majuscule initiale (les chrétiens, les bouddhistes, les musulmans, etc.), les noms des peuples prennent par contre la majuscule (les Français, les Allemands, etc.). Que disent les dictionnaires dans ce cas précis ?

Littré (1874) : "celui, celle qui appartient au peuple hébreu, au peuple qui habita jadis la Palestine. Un Juif, une Juive (avec majuscule). […] Celui, celle qui professe la religion judaïque (avec un j minuscule). Un juif est un Français, un Allemand, un Anglais, etc. professant la religion juive.
Dictionnaire de l'Académie, 8e édition (1932-1935), pas de majuscule : " Celui, celle qui professe la religion judaïque. Les juifs de Pologne, d'Allemagne, de France. Une juive."
Robert (1984) : tous exemples avec majuscule : "Les Juifs de l'ancienne Palestine […] Haine des Juifs", y compris la citation de Littré indiquée plus haut.
Dictionnaire de l'Académie, 9e édition (en cours) : "Personne descendant de l'ancien peuple d'Israël ; personne qui professe le judaïsme (dans les emplois où ce deuxième sens est prédominant, on ne met pas la majuscule). Les Juifs de Pologne, d'Allemagne, de France. Juif ashkénaze, sépharade."
Trésor de la langue française informatisé : "(Celui, celle) qui appartient aux descendants du peuple ci-dessus [hébreu], qui se réclame de la tradition d'Abraham et de Moïse. […] On trouve le subst. juif écrit avec ou sans majuscule. Dans le premier cas, le terme semble exprimer plutôt l'appartenance à un groupe ethnique ; dans le second l'appartenance à une communauté relig. L'usage de la majuscule tend, cependant, à se généraliser."

Derrière cette question de typographie, on peut voir une question historique et politique : celle de la définition de "juif" (voir plus haut) et de l'existence et de la définition d'un "peuple juif". Voir Sand (2008a) et (2008b) pour une analyse critique de ce second concept.

Dans un mail adressé à l'Express et publié le 2006-04-06, un certain J. Levi reproche à l'hebdomadaire l'emploi de la minuscule dans l'expression "l'Etat des juifs" : "C'est non seulement une faute, si l'on se réfère au Larousse, mais encore une prise de position conforme à la charte de l'OLP proclamant que les juifs ne sont qu'une communauté religieuse, et non un peuple." L'Express répond : "Votre remarque est judicieuse et nous en avons tenu compte dans la suite de notre série d'entretiens "Mémoires d'Israël"." – Mais les pratiques actuelles de la presse française en la matière semblent variables.
    http://www.lexpress.fr/informations/la-majuscule-du-substantif-juif_670473.html, consulté le 2015-03-30.

Quoiqu'il en soit, dans le texte en français de la Déclaration d'indépendance d'Israël publié sur le site du ministère israélien des Affaires étrangères, juif (substantif et adjectif) est écrit dans tous les cas sans majuscule. Extrait :

La Shoah qui anéantit des millions de juifs en Europe, démontra à nouveau l'urgence de remédier à l'absence d'une patrie juive par le rétablissement de l'Etat juif dans le pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et conférerait au peuple juif l'égalité des droits au sein de la famille des nations. [souligné par moi, JP]
    http://mfa.gov.il/MFA/MFAFR/MFA-Archive/Pages/La%20Declaration%20d-Independance%20d-Israel.aspx, consulté le 2016-04-20. (lien caduc au 2017-01-16)


Références bibliographiques

Birnbaum, Pierre, 1998. Le moment antisémite. Tour de la France en 1898. Paris : Fayard.

Dictionnaire de l'Académie. 8e édition. Document en ligne, consulté le 2012-10-20.
http://atilf.atilf.fr/academie.htm.

Dictionnaire de l'Académie. 9e édition. Document en ligne, consulté le 2012-10-20.
http://atilf.atilf.fr/academie9.htm.

Duclert, Vincent, 2011. L'Affaire Dreyfus. 3e édition. Paris : La Découverte.

Encyclopædia universalis. Version Education (accès restreint). Article "Palestine", Document en ligne, consultés le 2012-07-14.

Herzl, Theodor, 1896. Der Judenstaat. Versuch einer modernen Lösung der Judenfrage. Leipzig/Wien : Breitensteins Verlagsbuchhandlung. Document en ligne, sur le site de Project Gutenberg, consulté le 2012-10-17.
http://www.gutenberg.org/files/28865/28865-h/28865-h.htm.

Honoré, Jean-Paul, 1981. Le vocabulaire de l'antisémitisme en France pendant l'affaire Dreyfus. Mots 1981, 2 : 73-92. Document en ligne sur le site Persée, consulté le 2015-03-30.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mots_0243-6450_1981_num_2_1_1021.

Khoury Gérard D., 2009. Maxime Rodinson et la constitution du Grapp (Groupe de recherche et d'action pour la Palestine). Matériaux pour l'histoire de notre temps 2009, 4, 96 : 28-37. Document en ligne, consulté le 2015-03-28.
http://www.cairn.info/revue-materiaux-pour-l-histoire-de-notre-temps-2009-4-page-28.htm.

Lazare, Bernard, 1897. L'Affaire Dreyfus. Une erreur judiciaire. Paris : P.-V. Stock. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2015-04-10.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34038581p.

Littré, Emile, 1874. Dictionnaire de la langue française. Tome 3. Paris : Hachette. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2012-10-27.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5460034d.

La Bible. Ancien Testament. 2 volumes. Paris : Gallimard, 1971. Bibliothèque de la Pléiade.

Le Trésor de la langue française informatisé. Document en ligne, consulté le 2006-01-08.
http://atilf.atilf.fr.

Manceaux, Michèle, 1979. Histoire d'un adjectif. Paris : Stock.

Molière, I.B.P., 1669. L'Avare. Paris : Iean Ribou. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2012-10-27.
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Oudin, Antoine, 1656. Curiosités françoises. Paris : Antoine de Sommaville. Document en ligne sur le site Google, consulté le 2015-03-27.
http://books.google.fr.

Perec, Georges, 1990. Je suis né. Paris : Seuil.

Robert, Paul, 1984. Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française. Tome 3. Paris : Le Robert.

Rey, Alain (ed.), 1998. Dictionnaire historique de la langue française. 3 volumes. Paris : Le Robert.

Rodinson, Maxime, 1997. Peuple juif ou problème juif ? Paris : La Découverte. Première édition 1981.

Maxime Rodinson (1915-2004) est issu d'une famille athée d'ascendance juive originaire de l'Empire russe. Ses positions sur le sionisme (voir notamment – et surtout – son article "Israël fait colonial ?", publié en 1967 dans Les Temps modernes, republié dans Rodinson 1997 : 153-239), lui valurent de vives critiques dans les milieux juifs. "Je fus", dit-il, "confirmé dans mon rôle satanique de traître à une communauté à laquelle on me faisait un devoir d’appartenir et de manifester ma solidarité, jusque dans les options les plus détestables des plus aveuglés de ses dirigeants. […] Cela ne me fait pas particulièrement plaisir, mais qu'y faire ?" (Rodinson 1997 : 155)

Rodinson, Maxime, 2005. Mémoires d'un marginal. Paris : Fayard.

Sand, Shlomo, 2008a. Coment fut inventé le peuple juif. Le Monde diplomatique, août 2008. Document en ligne sur le site du périodique, consulté le 2012-10-20.
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205.

Sand, Shlomo, 2008b. Comment le peuple juif fut inventé. De la Bible au sionisme. Paris : Fayard.


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