Jacques Poitou
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Titre, titre courant, pied de page



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Dialogues et poèmes

Structuration du texte

Les titres servent à faire apparaître la structure hiérarchique du document, ils permettent au lecteur une approche non linéaire du texte par le biais de sa structure.

Les noms attribués aux différentes parties du texte dépendent du type de texte. Exemples :

Le Code civil (en ligne) est divisé en livres (numérotés en chiffres romains), chaque livre en titres (numérotés en chiffres romains au sein de chaque livre), chaque titre en chapitres (numérotés en chiffres romains au sein de chaque livre), chaque chapitre en articles (numérotés en chiffres arabes en continu du début à la fin du texte).

Les Misérables (édition Garnier, Paris, 1963) sont divisés en parties (numérotées avec chiffres en lettres), chaque partie en livres (numérotés avec nombres ordinaux en lettres au sein de chaque partie), chaque livre en chapitres (également numérotés en chiffres romains).

Le Père Goriot (édition Garnier, Paris, 1961) ne comporte pas de structuration.

Pour permettre au lecteur d'accéder au texte par le biais de la structure, les titres doivent être visibles, ils doivent se détacher nettement du corps de texte. Mais leur graphisme doit être aussi en harmonie avec le graphisme du texte. Aussi les intertitres sont-ils souvent dans un corps plus grand que le texte, mais pas démesurément plus grand. La police utilisée peut être la même ou se distinguer nettement de celle du corps du texte.

On dispose de plusieurs moyens pour rendre les titres visibles :

– le saut de page : dans un ouvrage de quelque longueur, les titres de niveau supérieur sont généralement placés sur une nouvelle page et, dans le cas d'une impression recto-verso, sur une page impaire (en "belle page") ; le texte peut commencer sur la même page ou sur la "belle page" suivante ;
– l'interlignage : les titres peuvent être séparés du texte par des interlignes plus ou moins grands avant ou après ;
– l'alignement des titres : il peuvent être dans le même alignement que le corps de texte, alignés sur les marges, décalés dans les marges ou centrés ;
– l'utilisation d'une police différente (p. ex. police sans empattements quand le corps du texte est dans une police avec empattements) ;
– le corps et le style des caractères : corps, graisse, couleur, voire couleur de fond.

Ces procédés sont diversement utilisés en fonction du niveau hiérarchique des intertitres, hiérarchie marquée par une hiérarchisation des procédés employés pour les rendre visibles : on emploie pour les titres de premier niveau des procédés destinés à les rendre plus visibles que les titres de deuxième niveau, etc.

Exemple de l'édition susmentionnée des Misérables : une seule police, tous intertitres centrés.
Partie. En belle page (page impaire). Seule indication sur la page. PREMIÈRE PARTIE (capitales italiques) / FANTINE.
Livre. En belle page. LIVRE PREMIER / UN JUSTE.
Chapitre. Sans saut de page ni avant ni après. Intertitres de niveau inférieur et début du texte sur la même page. Numéro du chapitre en chiffres romains (I). Titre du chapitre en petites capitales.


Numérotation des titres

Deux systèmes différents sont employés pour la numérotation des titres (quand ils sont numérotés) :

– un système traditionnel, qui repose sur une alternance de chiffres et de lettres selon le niveau hiérarchique :

Premier niveau : chiffres romains : I. –, II. –, III. –
Deuxième niveau : A)
Troisième niveau : 1. ou 1º)
Quatrième niveau : a)
Niveaux inférieurs : lettres grecques suivies d'une parenthèse, chiffres romains en minuscules (i, ii, iii, iv, etc.)

voirChiffres romains

N.B. L'ordre indiqué ici n'est qu'une possibilité parmi d'autres. L'alternance chiffres-lettres accroît sans doute la visibilité de la structure, de même que l'utilisation, pour les grandes subdivisions, de grands caractères (chiffres romains, capitales) et de plus petits pour les subdivisions inférieures (minuscules).

– un système homogène, d'origine internationale, qui ne met en jeu que les chiffres arabes : 1, 1.1, 1.1.1, etc. Les numéros des chapitres, du moins ceux générés automatiquement par des logiciels de traitement de texte, ne sont pas suivis d'un point, mais seulement d'un espace.

Remarques

1. Le premier système a un avantage : une distinction plus visible entre les différents niveaux hiérarchiques et plus aisément oralisable (grand un en chiffres romains, grand A, premièrement, petit a), d'où son emploi fréquent dans les cours (quand l'enseignant veut faire apparaître nettement le plan de ce qu'il expose) et aussi dans les notes prises par les élèves et étudiants, la structuration du texte étant souvent sur-marquée, dans l'écriture manuscrite, par des couleurs différentes.

2. Le second système a un avantage : la cohérence et la simplicité, mais au delà de trois niveaux hiérarchiques, il devient moins lisible. Difficile de mémoriser des numéros de sous-sous-chapitres comme 1.2.1.1.3 ou 2.1.4.1.2.7, comme on en trouve (trop) souvent dans des publications récentes.


Titres courants et pieds de pages

On appelle titres courants et pieds de pages les lignes placées à chaque page respectivement au-dessus et en dessous du texte.

L'utilisation des titres courants et des pieds de pages est différente dans le cas de documents prévus pour une impression recto-verso (comme c'est le cas des livres) ou pour une publication-papier uniquement sur le recto.

Dans le cas d'une impression recto-verso, les titres courants peuvent être différents sur les pages paires et les pages impaires. Dans tous les cas, la page où commence le texte ou un nouveau chapitre (page impaire (page de droite) ne comporte pas de titre-courant.

L'usage – semble-t-il le plus courant actuellement – dans des livres contenant essentiellement un texte (romans, théâtre, poésie) est le suivant :

Titre courant : numéros de pages en romain alignés sur les marges extérieures. Page paire : nom de l'ouvrage ; page impaire : nom ou numéro du chapitre – tous deux en italique, centré.

pleiade

Exemple : Shi Nai-an, Luo Guan-zhong, 1978. Au bord de l'eau I. Paris : Gallimard. Bibliothèque de la Pléiade.
Cliquez sur la vignette pour voir l'image en grand.

N.B. Dans des volumes plus anciens de la même collection, le texte est en capitales droites.

Mais d'autres usages existent :

– texte du titre courant en capitales ou en petites capitales ;
– texte du titre courant aligné sur les marges (intérieures ou extérieures), auquel cas les numéros de pages sont alignés sur l'autre marge ou placés dans le pied de page ;
– texte du titre courant identique sur les pages paires et impaires ;
– texte du titre courant (nom de l'ouvrage) réparti sur les pages paire et impaire ;
– numéros des pages en pied de page, centrés ou alignés sur les marges extérieures ;
– titre courant ou pied de page séparé du texte par un filet horizontal.


Références bibliographiques

André, Jacques, 1993. Titres : à lire, à voir ou à dire ? Cahiers GUTenberg 15. Document en ligne, consulté le 2014-01-02.
http://cahiers.gutenberg.eu.org/cg-bin/article/CG_1993___15_33_0.pdf .


© Jacques Poitou 2009.