Jacques Poitou
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Dialogues et poèmes



voirMise en page

Dialogues

On peut distinguer deux types de présentation des dialogues, selon qu'ils sont intégrés dans le texte de l'auteur (p. ex. dans un roman) ou qu'ils constituent l'essentiel du texte lui-même (p. ex. dans une pièce de théâtre).

Présentation intégrée

Différentes variantes existent. Voici les conventions pratiquées par exemple dans les volumes de la Bibliothèque de la Pléiade.

La première prise de parole est précédée d'un guillemet ouvrant, la dernière est suivie d'un guillemet fermant. Chaque intervention d'un locuteur se fait dans un nouveau paragraphe et (sauf la première du dialogue) elle est précédée d'un tiret long (tiret cadratin) ; si l'intervention d'un interlocuteur s'étend sur plusieurs paragraphes, le premier est précédé d'un tiret et les suivants d'un guillemet ouvrant. Les amorces (dit-il, continua-t-il, etc.) ne sont pas marquées spécialement.

Pierre se leva.
« Je vais te dire ce que je pense, dit-il.
— Oui, dis-moi, dit Paul, qu'est-ce qu'on peut faire maintenant ?
— La situation est effectivement délicate, vu ce que nous venons d'apprendre...
« Tout compte fait, reprit-il après un moment d'hésitation, je pense qu'il faut y aller tout de suite.
— Eh bien, d'accord ! Allons-y ! »
Sur quoi, ils partirent.

D'autres éditeurs suivent d'autres conventions. Ainsi, les conventions pratiquées par les éditions Garnier diffèrent de celles indiquées ci-dessus sur deux points : le dialogue n'est pas encadré par des guillemets ; si la prise de parole d'un interlocuteur s'étend sur plusieurs paragraphes, on place un guillemet fermant au début du deuxième et des suivants.

Pierre se leva.
— Je vais te dire ce que je pense, dit-il.
— Oui, dis-moi, dit Paul, qu'est-ce qu'on peut faire maintenant ?
— La situation est effectivement délicate, vu ce que nous venons d'apprendre...
» Tout compte fait, reprit-il après un moment d'hésitation, je pense qu'il faut y aller tout de suite.
— Eh bien, d'accord ! Allons-y !
Sur quoi, ils partirent.

N.B. Le guillemet fermant (c'est-à-dire dont les angles sont tournés vers le texte) ne fonctionne comme signe de fermeture qu'en liaison avec un guillemet ouvrant. Utilisé seul, il indique que ce qui vaut précédemment (en l'occurrence l'identité du locuteur) vaut également là où il est placé. De la même façon, il est parfois utilisé dans les tableaux pour éviter la répétition de ce qui figure sur la ligne immédiatement supérieure.

voirForme des guillemets

On peut trouver encore d'autres variantes : encadrement des seules parties dialoguées par des guillemets (à l'exclusion, donc, des amorces) ; utilisation du tiret demi-cadratin et non du tiret cadratin (c'est le cas des exemples qui figurent dans le Lexique de l'Imprimerie nationale).

Présentation style "pièce de théâtre"

Chaque interlocuteur est indiqué avant les paroles qu'il prononce, soit dans un paragraphe spécifique, centré (variante 1), soit en tête du paragraphe contenant ses paroles (et séparé d'elles par un point, un espace et un tiret cadratin – variante 2). Le nom de l'interlocuteur est en capitales ou en petites capitales. Les indications scéniques (didascalies) sont en italique.

voirPetites capitales

Variante 1

PIERRE se lève.

Je vais te dire ce que je pense.

PAUL

Oui, dis-moi, qu'est-ce qu'on peut faire maintenant ?

PIERRE

La situation est effectivement délicate, vu ce que nous venons d'apprendre... (Après un moment d'hésitation) Tout compte fait je pense qu'il faut y aller tout de suite.

PAUL

Eh bien, d'accord ! Allons-y !

Ils partent.

Variante 2

PIERRE se lève. — Je vais te dire ce que je pense.

PAUL. — Oui, dis-moi, qu'est-ce qu'on peut faire maintenant ?

PIERRE. — La situation est effectivement délicate, vu ce que nous venons d'apprendre... (Après un moment d'hésitation) Tout compte fait, je pense qu'il faut y aller tout de suite.

PAUL. — Eh bien, d'accord ! Allons-y !

Ils partent.


Poèmes

Est indiquée ci-dessous la présentation classique des poèmes, c'est-à-dire en l'absence d'intention spécifique de l'auteur.

Tous les vers sont alignés à gauche. Chaque vers commence par une majuscule. Les strophes sont séparées par une ligne vide.

Le poème est globalement centré par rapport aux marges gauche et droite. Ce principe s'applique de la façon suivante : le vers le plus long du poème est centré, puis tous les autres vers sont alignés à gauche par rapport à lui.

Le premier vers du poème ou de chaque strophe peut être en retrait, mais cela ne semble guère pratiqué.

Deux cas particuliers :

1. Poème dont les vers n'ont pas le même nombre de pieds : les vers plus courts sont en retrait (d'un demi-cadratin par pied de moins, c'est-à-dire à peu près de la largeur d'un caractère comme le n).

2. Vers sur-longs. Si la largeur de la page ne permet pas de saisir sur une seule ligne un vers trop long, les mots qui n'y trouvent pas place sont placés sur la ligne qui suit (plus rarement, sauf nécessité, sur la ligne qui précède, mais les inconvénients pour la lecture en sont évidents), alignés à droite et précédés d'un crochet droit [.

Indication de la structure métrique

Plusieurs systèmes sont pratiqués pour indiquer la structure métrique de textes en vers, selon la langue :

– utilisation de signes distincts pour les longues et les brèves et barre verticale pour séparer les pieds ; pour la brève, le signe U+1D17, pour la longue, le tiret demi-cadratin ; exemple :

metre-a

– utilisation de la lettre x pour représentée chaque syllabe, de l'accent aigu pour une syllabe accentuée et du signe logique "et" pour une pause ; pour l'accent aigu sur le x le signe U+301, le signe logique "et" est U+2227 ; exemple :

metre-b


© Jacques Poitou 2009.