Jacques Poitou
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Notes, table des matières, index



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Notes

Les notes constituent des textes accessoires, greffés sur des segments du texte principal. Leur contenu est variable : précision, commentaire, renvoi, etc.

Les notes peuvent être placées sur la même page que l'appel de note, soit dans la marge, soit, plus fréquemment, en bas de page. Elles peuvent être placées aussi à la fin du chapitre ou à la fin du document. Le choix entre deux entre ces options est conditionné par deux facteurs :

Un facteur technique : avant l'édition numérique, il était beaucoup plus simple de placer les notes à la fin du chapitre ou du document qu'en bas de page ; d'où des habitudes qui semblent perdurer à l'aube du XXIe siècle chez certains éditeurs.

Un souci d'accessibilité des notes à partir du texte ou, à l'inverse, de séparation radicale entre le texte et les notes : il est assez évident que les notes sont plus rapidement accessibles si elles figurent en bas de page, elles sont plus difficilement accessibles si elles sont numérotées chapitre par chapitre et regroupées à la fin du document ; mais les placer à la fin du document peut aussi éviter au lecteur de voir son attention dispersée, détachée du texte par un accès rapide à des notes figurant sur la même page. Tout dépend, donc, de l'importance que l'auteur attache aux notes, du type de contenu qui y figure et du volume global des notes par rapport au corps de texte.

Les usages en la matière sont variables.

Dans certains volumes de la Bibliothèque de la Pléiade, l'appareil critique est peu important, et les notes sont placées en bas de page, dans d'autres (plus récents), l'appareil critique représente, en volume, la moitié du texte lui-même et les notes sont placées à la fin du volume.

Dans les publications scientifiques, un usage ancien consistait à mettre les références bibliographiques en notes – en bas de page ou à la fin ; les consignes données actuellement pour maintes publications est de limiter le nombre de notes et de mettre les références bibliographiques, sous forme simplifiée, dans le corps du texte.

Les notes en bas de page sont en caractères plus petits que le corps du texte (10 ou 11 points pour un texte en 12, p. ex.). Elles sont souvent séparées du texte par un filet fin de quelques cadratins de longueur, à gauche. Voir à ce sujet les recommandations de Tschichold (1994 : 154-160).

Appels de notes

Les possibilités et conventions sont très variées :

– signes utilisés comme appels de notes : des astérisques (si le nombre de notes est limité à trois au maximum), lettres ou chiffres – cette dernière solution étant la plus utilisée ;
– numérotation des notes (dans le cas de chiffres) continue dans l'ensemble de l'ouvrage (ou seulement du chapitre) ou nouvelle à chaque page ;
– signe placé entre parenthèses (ou entre crochets) ou non ;
– signe collé à ce qui précède ou séparé par un espace étroit (difficile à obtenir avec les moyens d'un logiciel de traitement de texte standard) ;
– numéro ou lettre en exposant ou non (si le chiffre n'est pas encadré par des parenthèses ou des crochets, la mise en exposant s'impose pour bien distinguer l'appel de notes du texte).

Appel de note et ponctuation

Deux conventions :

1. L'appel de note suit immédiatement un mot du texte et est donc placé avant d'éventuels signes de ponctuation, y compris les guillemets.
2. L'appel de note est placé après d'éventuels signes de ponctuation.

La première convention correspond à l'usage français (au moins en France et au Québec). La seconde est pratiquée pour l'essentiel en anglais et en allemand. Les usages francophones belges et suisses font apparaître quelques flottements.

L'une et l'autre de ces conventions ont des effets pour le moins étranges.

Il dit "Bon appétit, messieurs* !" et s'en alla.
* Citation de Victor Hugo.
– La note porte sur l'ensemble de la citation, mais l'appel de note est placé à l'intérieur de la citation.

J'ai vu Pierre,* c'était au café de la Paix.
* Il s'agit de Pierre Martin.
– La note porte sur Pierre, mais l'appel de note est placé au-delà de la première proposition, délimitée par la virgule.

Il pourrait sembler plus cohérent que l'emplacement de l'appel de note tienne compte de la ponctuation, qui correspond à l'organisation syntaxique ; cela donnerait :

Il dit "Bon appétit, messieurs !"* et s'en alla.
J'ai vu Pierre*, c'était au café de la Paix.

On peut d'ailleurs se demander ce qui motive la différence de conventions pour des langues certes différentes, mais de même alphabet.


Table des matières

La table des matières doit permettre au lecteur à la fois d'avoir une vue d'ensemble du texte tel qu'il est structuré, de repérer rapidement ce qu'il y cherche et de savoir à quelle page il doit aller à cette fin. Sa clarté, c'est-à-dire sa lisibilité, est donc le critère essentiel.

Table des matières ou sommaire ? On peut y voir une différence de contenu : le sommaire est, selon le TLFi, un "Résumé du contenu du volume ou des chapitres de ce volume (en général en forme de table des matières)" ; peuvent donc n'y figurer que les grandes subdivisions du texte, tandis que la table des matières indique la structuration du texte dans son détail. Les deux ont leur raison d'être. Quand, dans une publication, figurent à la fois un sommaire et une table des matières, le premier est en tête, la seconde à la fin.

La table des matières, si elle est unique, est placée soit après le corps de la publication, soit avant. La première solution est la plus généralement pratiquée en France, dans les livres destinés à une lecture suivie, mais la seconde l'est souvent dans des ouvrages de référence (encyclopédies, guides touristiques). Dans les travaux universitaires, il est d'usage de placer la table des matières avant le texte lui-même.

Les logiciels actuels de traitement de texte permettent la compilation et la mise à jour automatiques de la table des matières à partir du moment où le texte a été conçu comme un document structuré.

Pou le formatage de la table, différentes options sont possibles : utilisation éventuelle de polices, de corps et de styles différents selon les niveaux de titres, alignement uniforme à gauche ou disposition "en sommaire", avec retraits variables selon les niveaux de titres, utilisation ou non de points de suite pour relier le libellé des titres aux numéros des pages correspondantes, ceux-ci étant le plus souvent alignés à droite.


Index

Les index sont une autre aide à la navigation, utilisée surtout pour des publications à caractère encyclopédique. Il peut s'agir d'un index unique ou d'index différents selon les types d'entrées : index des personnes, index des lieux, index des matières. Chaque entrée d'index renvoie aux pages où apparaît le nom, le thème, etc.

L'index peut être hiérarchisé : les entrées peuvent être précisées par des sous-entrées, de façon à éviter d'avoir un nombre de références trop important pour une entrée principale.


Références bibliographiques

TLFi = Trésor de la langue française informatisé. Document en ligne, consulté le 2009-01-07.
http://atilf.atilf.fr/.

Tschichold, Jan, 1994. Livre et typographie. Essais choisis. Paris : Allia.


© Jacques Poitou 2009.