Jacques Poitou
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Gravure sur pierre et estampage en Chine


Gravure sur pierre et estampage

A partir du IIe siècle de notre ère, on a gravé des textes entiers sur des dalles de pierre, à partir de textes calligraphiés.

On a gravé sur pierre d'abord les Classiques de l'Antiquité chinoise (de 175 à 183, 200 000 caractères sur 40 à 48 stèles), puis les textes du canon bouddhique (à partir du VIe siècle, 4 200 000 caractères sur 7 137 stèles). Ainsi ont été constituées de véritables bibliothèques de pierre, représentant des milliers de stèles (voir Tsien 2004 : 78 sq.). Le but de ces opérations coûteuses était, dans tous les cas, d'assurer la conservation des textes anciens dans leur version orthodoxe et, plus tard (à partir du VIe s.), d'en permettre la reproduction par estampage. Outre la conservation et la diffusion des textes eux-mêmes, cette technique a permis la conservation de modèles calligraphiques.

Les caractères sont gravés à l'endroit. Avec la technique de l'estampage, ils apparaissent blancs sur fond noir du fait de la technique utilisée :

l’estampage chinois consiste à appliquer sur la pierre un papier très mince qu’on mouille et qu’on fait pénétrer dans tous les traits gravés en creux ; on encre ensuite ce papier à plat extérieurement, et les caractères viennent en blanc sur noir sur la face externe du papier et, dans le même sens où ils étaient gravés sur la pierre. (Pelliot 1953)

L'estampage à partir de pierres de grande taille a entraîné des reproductions en grand format, réalisées sur plusieurs feuilles de papier collées bout à bout.

– Pages de l'exposition virtuelle de la BnF sur l'estampage :
http://expositions.bnf.fr/chine/reperes/2/index2.htm (cliquer dans le menu à gauche sur Techniques, puis, dans le texte, sur estampage).

Peu de temps après, on a commencé en Chine à reproduire des textes par xylographie.

voirXylographie


Références bibliographiques

Breton-Gravereau, Simone & Thibault, Danièle, 1998. L'aventure des écritures. Matières et formes. Paris : BnF.

Carter, Thomas Francis 1925. The Invention of Printing in China and its Spread Westward. New York : Columbia University Press.

Gernet, Jacques, 1999. Le monde chinois. 4e édition. Paris : Armand Colin.

Julien, Stanislas, 1847. Sur l'art d'imprimer à l'aide de planches en bois, de planches en pierre et de types mobiles, inventé en Chine bien longtemps avant que l'Europe en fît usage ; extraits des livres chinois. Journal asiatique, 4e série, X : 505-535. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2008-12-28 [les pages 534 et 535 manquent].
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k931495.

Liu Guojun & Zheng Ruxi, 1989. L'histoire du livre en Chine. Beijing : ELE.

Mercier, Alain (ed.), 2002. Les trois révolutions du livre. Catalogue de l'exposition du musée des Arts et Métiers. Paris : Imprimerie nationale.

Monnet, Nathalie, 2004. Chine. L'Empire du trait. Calligraphies et dessins du Ve au XIXe siècle. Paris : BnF.

Pelliot, Paul, 1953. Les débuts de l'imprimerie en Chine. Paris : Imprimerie nationale. Document en ligne sur le site de l'université du Québec à Chicoutimi, consulté le 2008-10-18.
http://classiques.uqac.ca/classiques/pelliot_paul/debuts_imprimerie_en_chine/debuts_imprimerie_chine.html.

Tsien Tsuen-hsuin, 1987. Paper and Printing. = Needham, Joseph, 1987. Science and Civilisation in China. Vol. 5. Part 2. Cambridge/New York/... : Cambridge University Press.

Tsien Tsuen-hsuin, 2004. Written on Bamboo and Silk. The Beginnings of Chinese Books and Inscriptions. 2nd ed. Chicago/London : University of Chicago Press. 1ère édition 1982.


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