Jacques Poitou
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Ecriture du russe


N.B. Les termes russes sont ici translittérés selon la norme ISO 9:1995. Entre parenthèses figurent les dénominations usuelles en français.

voirMots russes en français

Répères historiques

Les ancêtres des Russes – des Slaves – apparaissent d'abord au nord des Carpates, dans une région qui va de l'ouest de l'actuelle Ukraine au Dnepr (Dniepr) et au Don. Aux VIe-VIIe siècles, ils remontent vers le nord et entrent en contact avec les Varègues, d'origine scandinave. Apparaît alors un premier centre, Novgorod, dont le premier grand souverain est Rûrik (IXe siècle). Les pays slaves alentour sont peu à peu réunis et la domination de Novgorod s'étend jusqu'à Kiev, où la capitale est transférée vers la fin du IXe siècle.

Xe-XIIIe siècle Rus′ kievienne.
– 988 : conversion du grand-prince Vladimir au christianisme de rite oriental.
XIIIe-XVe siècle Les régions russes sont réunies autour des princes de Moskva (Moscou), mais soumises à la domination mongole et tatare jusqu'à la fin du XVe siècle.
XVIe-XIXe siècle Extension progressive du territoire de la Russie qui, à la fin du XIXe siècle, va de l'Allemagne au Pacifique, incluant la Finlande, le Caucase et l'Asie centrale jusqu'aux confins de la Chine.
– 1547 : Ivan IV ("le Terrible") prend le titre de tsar de toutes les Rus′.
– 1703 : fondation, à l'initiative du tsar Pjëtr Ier (Pierre le Grand), de Sankt Peterburg (Saint-Pétersbourg) sur les rives de la Neva. Cette nouvelle ville est la capitale de la Russie jusqu'en 1918.
– 1721 : Piëtr Ier est proclamé empereur de toutes les Russies.
1917 Première révolution dite "de février" (fin du tsarisme le 16 mars) et révolution d'Octobre (7 novembre). Proclamation de la République socialiste soviétique. Lenin (Lénine) est nommé président du Conseil des commissaires du peuple.
1917-1991 – 1918 : pertes territoriales importantes à l'ouest (Finlande, pays baltes, Pologne, etc.). Moskva (Moscou) redevient capitale.
– 1922 : création de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS – CCCP en russe).
– 1939-1940 : pacte germano-soviétique et extensions territoriales à l'ouest.
– 1941 : agression allemande, "grande guerre patriotique" jusqu'à la capitulation de l'Allemagne le 8 mai 1945.
– 1945 : extensions territoriales à l'ouest et en Extrême-Orient.
1991 Dislocation de l'URSS. Chaque république soviétique devient indépendante. La Russie est réduite à l'ancienne République socialiste soviétique fédérative de Russie.
2014 Annexion de la Crimée (Ukraine), majoritairement russophone, par la Russie (la Crimée avait été rattachée à l'Ukraine en 1954).

Toponymie : Rus', Russie, Grande Russie, Petite Russie, Russie blanche, Nouvelle Russie, Ruthénie

Le premier nom de ce qui va devenir la Russie est Rus′ [Русь]. L'origine de ce terme est l'objet de différentes hypothèses dont celle qui prévaut actuellement est celle d'une origine scandinave. Selon Issatschenko (1980 : 30-31), Rus' viendrait du finnois Ruotsi, qui désignerait les Suédois et serait lui-même issu du vieux-suédois rōþs(-mæn) ou rōþs(-karkar) = "rameurs".

A l'époque impériale, on distingue la Grande Russie, la Russie blanche et la Petite Russie. D'où le titre de l'empereur "de toutes les Russies"

Grande Russie (Великая Россия – Velikaâ Rossiâ) = les territoires occidentaux de l'actuelle Russie (Poссия – Rossiâ)

Petite Russie (Малороссия – Malorossiâ) = le territoire actuel de l'Ukraine (sans la Crimée)

Russie blanche (Белоруссия – Belorussiâ, en français : Biélorussie) = le territoire du Belarus, nom actuel de la république devenue indépendante en 1991 (les autorités françaises se singularisent en utilisant toujours officiellement le nom de Biélorussie pour cet Etat)

Nouvelle Russie (Новороссия – Novorossiâ) = le territoire conquis au XVIIIe siècle par la Russie sur les rives nord de la mer Noire et de la mer d'Azov, territoire ukrainien depuis la création de l'URSS

Ruthénie : terme d'origine latine (rutenia) utilisé au Moyen Age pour désigner le territoire de la Rus' (capitaleː Kiev)


Répères linguistiques

Le russe est une langue slave. Du fait des migrations des Slaves, le vieux-slave s'est différencié en trois grandes familles linguistiques :

– le slave occidental, représenté actuellement par le polonais, le tchèque, le slovaque et le sorabe ;
– le slave méridionnal, représenté actuellement par le slovène, le serbo-croate, le bulgare et le macédonien ;
– le slave oriental, représenté actuellement par le russe, le biélorusse et l'ukrainien.

voirEcriture de l'ukrainien
voir
Ecriture du tchèque
voirEcriture du serbo-croate

Pour le slave oriental, la différenciation linguistique entre les langues courantes russe, biélorusse et ukrainienne se fait tardivement, du fait des divisions politiques, et est acquise à partir du XVIIIe siècle. C'est à ce moment-là que l'on peut parler spécifiquement d'une langue russe (par différence avec la période antérieure du slave oriental). A côté des langues courantes, la liturgie reste écrite dans une langue archaïque, le vieux-slave liturgique, issu du vieux-slave méridionnal (vieux bulgaro-macédonien).

Le russe est parlé comme langue première par les Russes, mais aussi en partie dans les ethnies qui cohabitent depuis longtemps avec les Russes, au temps de l'empire tsariste comme au temps de l'URSS. Ainsi, en Russie même, on compte 77,1 % de Russes, mais c'est aussi la langue d'usage – ou l'une des langues d'usage – de 96,1 % de la population (142,5 millions en 2014). Le russe est également parlé comme langue première par des minorités plus ou moins importantes dans les autres républiques de l'ex-URSS. Ainsi, en Belarus et en Ukraine, on dénombre respectivement 8,3 % et 17,3 % de Russes, mais respectivement 70,2 % et 24 % de russophones, évidemment pour une grande part bilingues.

– Chiffres de locuteurs donnés par le World Factbook de la CIA pour les années 2009 ou 2010.

En outre, en Israël – sur le territoire israélien de 1967 et dans les territoires occupés depuis – existe une importante minorité russophone, issue de la vague d'immigration consécutive à l'ouverture (et à la disparition) de l'URSS – plus d'un million (voir Urjewicz 2004).


Les écritures du russe

Les premiers textes écrits en slave n'apparaissent qu'au Xe siècle. A quelques exceptions en écriture glagolitique près, le vieux-slave oriental est écrit en écriture cyrillique – de gauche à droite, avec espaces entre les mots et distinction entre majuscules et minuscules avec une distribution similaire à celle du français.

voirEcritures glagolitique et cyrillique – origine et genèse

Ecriture de la liturgie

Voici un exemple de l'écriture cyrillique ancienne, extrait d'un recueil liturgique, le Triodon, du XVIe siècle (in Kaldor 1969 : 317) :

triodon

Ecriture civile

Dans les premières années du XVIIIe siècle, le tsar Pjëtr (Pierre le Grand) met en œuvre une reforme de l'alphabet pour les usages civils de l'écriture du russe – l'écriture des textes liturgiques demeurant inchangée. Cette réforme vise d'une part à simplifier le graphisme des lettres, en le rapprochant du graphisme de l'écriture latine. Elle vise d'autre part à adapter l'alphabet aux besoins de l'écriture du russe de l'époque. Sur ce second plan, la réforme instaurée par Pjëtr est systématisée et complétée plus de deux siècles plus tard, en 1917-1918, dans les premiers mois du nouveau pouvoir soviétique.

La réforme de Pjëtr s'inscrit dans le cadre d'une politique générale d'ouverture sur l'Europe et de modernisation du pays. Elle est liée en particulier au développement (tardif) de l'imprimerie de livres en russe – que l'impression en ait lieu à Amsterdam ou en Russie avec des imprimeurs hollandais recrutés par le tsar ou par des imprimeurs russes. L'écriture ancienne paraît trop compliquée, et dès l'impression des premiers livres à Amsterdam, des simplifications commencent à apparaître.

A partir de 1706, la réforme est élaborée au fil d'échanges intenses entre le tsar et les imprimeurs. Elle est finalement décidée le 29 janvier 1910 : le tsar valide lui-même les caractères qui doivent être dorénavant employés. C'est la Гражданский шрифт (Graždanskij žrift – écriture civile). Voir le détail du processus de réforme (en ce qui concerne le graphisme des caractères) dans Kaldor [1969 et 1970]).

 

Ci-contre : premières lettres de l'écriture civile, graphisme revu et décidé par Sa Majesté Pjëtr en personne.
Source : Kaldor (1969).

pjetr

Simplification du graphisme

Le premier aspect de la réforme est la simplification du graphisme des lettres, dans laquelle Kaldor distingue, selon les lettres deux influences distinctes, outre celle de l'ancienne écriture : l'influence de l'écriture cursive qui s'est développée à partir du XVIIe siècle et celle de l'écriture latine. L'influence de cette dernière, qui correspond à la politique générale de modernisation et d'ouverture sur l'Occident, est nette : chaque fois que possible, un modèle latin est adopté. Voir ci-dessous la comparaison entre une écriture liturgique (représentée avec la police Irmoglion sur la base d'une édition de 1913) et l'écriture civile actuelle (représentée avec la police Garamond Premier Pro) pour quelques lettres :

cyrl-lit

Modification de l'alphabet

Les modifications de l'alphabet commencent sous Piëtr Ier, elles se poursuivent ensuite – long cheminement dont le terme est la réforme de 1917-1918.

suppression de tous les anciens diacritiques : voir plus haut l'exemple du texte du XVIe siècle ; seuls sont désormais utilisés la brève pour distinguer Й de И et le tréma, pour distinguer Ë de E (voir ci-dessous) ;

suppression des doublons : dans l'ancien alphabet, I et И avaient la même valeur phonique [i], de même que S et C ([s]), Ѡ et O [ɔ], Ѳ et Ф ([f]). Les premières sont définitivement éliminées lors de la réforme de 1917-1918.

suppression de lettres superflues

rus-old

ajout de trois lettres, Й (pour [j], distingué de И [i]), et Э (pour [ɛ], distingué de E [jɛ]) et Ë (pour [jɔ], distingué de E [jɛ]) – mais E est souvent écrit à la place de Ë.

Etat actuel

Depuis la réforme de 1917-1918, l'alphabet russe compte trente-trois lettres.

– Ci-dessous la liste des majuscules et des minuscules, leur translittération (selon la norme ISO 9:1995) et leur valeur phonétique (selon Cubberley 1993 : 351). Les deux lignes du bas représentent les variantes cursives, réalisées ici avec la police HeinrichScript (produite par Type Market Ltd. Russia, Moscow, 1998).

cyrl-rus

Exemple (historique) d'écriture cursive : graffitti des soldats de l'Armée rouge sur les murs du Reichstag à Berlin en mai 1945.

                 Cliquez sur la vignette à droite pour voir l'image en grand.
.reichstag

Caractéristiques linguistiques

L'écriture du russe est fondamentalement phonographique. Mais il existe deux distorsions principales.

– La première, d'ordre phonologique, concerne la mouillure ou palatalisation de certaines consonnes. La différence entre consonnes dures et consonnes mouillées est représentée soit par des graphèmes consonantiques différents, soit par des graphèmes vocaliques différents pour la voyelle placée à droite de la consonne, soit par des signes spécifiques.

Voyelles différentes (dur/mouillé) : А / Я ; Э / E ; O / Ë ; И / Ы ; У / Ю
Consonnes différentes : consonnes toujours dures ; consonnes toujours mouillées ; consonnes dures ou mouillées :
Signes spécifiques : Ъ (dur), Ь (mouillé)

– La seconde, d'ordre phonétique, concerne la réalisation des voyelles en syllabe non tonique. Du fait des phénomènes de réduction vocalique dans les syllabes non accentuées, la réalisation des graphèmes diffère sensiblement de leur valeur en syllabes accentuées (voir p. ex. Veyrenc 1973 : 15-20).

Ecriture latine pour le russe ?

Dans les années vingt du vingtième siècle, l'alphabet latin est adopté pour de nombreuses langues parlées en URSS, qu'elles aient été antérieurement écrites autrement, comme dans le cas des langues turciques, en arabe, ou qu'elles n'aient pas encore de tradition écrite. Des voix s'élèvent également en faveur de l'adoption de l'écriture latine pour le russe. Les arguments en faveur d'un tel changement sont de deux sortes, arguments techniques (l'alphabet latin est plus simple) et – surtout – idéologiques. L'alphabet cyrillique est vu comme l'alphabet de l'oppression tsariste et d'une culture rétrograde, tandis que l'alphabet latin a le triple avantage d'être plus international, d'être celui de l'Occident développé et de l'union avec le prolétariat des pays avancés et, enfin, de permettre l'union des peuples de l'URSS, alors même qu'il était en train de remplacer l'alphabet arabe pour de nombreuses langues (voir Simonato-Kokochkina & Kokochkina 2004 et Simonato-Kokochkina 2003, 2004). Mais ces idées ne se concrétisent pas. La perspective de la révolution mondiale s'éloigne. L'objectif général est la "construction du socialisme dans un seul pays", l'URSS, dont il faut désormais resserrer la cohésion autour du peuple le plus nombreux, le peuple russe. A partir de la fin des années trente, l'écriture cyrillique est généralisée pour toutes les langues de l'URSS, hormis les langues des pays baltes, l'arménien et le géorgien.

voirDébats sur l'adoption de l'alphabet latin pour l'ouzbek
voirEcriture du mongol


Transcription et translittération en caractères latins

voirTranscription et translittération du cyrillique


Jeux entre écritures

Sakhno (2006 : 712-713) signale, dans des noms de sites web russes (dont l'adresse est en caractères latins), une utilisation des lettres latines non pour leur valeur propre, mais pour leur ressemblance avec les lettres cyrilliques.

русский дух – Dans le nom en caractères latins du site <http://pycckuu-gyx.ru> sur l'esprit russe (translittéré : russkij duh, lien brisé), les lettres latines sont choisies en fonction de la ressemblance de leur graphisme avec les lettres cyrilliques.

A l'inverse, des lettres cyrilliques sont parfois utilisées dans des textes en caractères latins en fonction de leur seul graphisme pour symboliser un rapport avec la Russie.

raspoutine

Dans l'inscription ci-contre (tag au pochoir sur un mur à Paris en 2006), la première lettre du mot Raspouteam(un r à l'envers) a en russe la valeur de â [ja] et le o (5e lettre) est représenté par la lettre cyrillique f.

Les deux lettres les plus utilisées pour cela sont Я ([ja]) et И ([i]), qui surprennent l'œil habitué à l'écriture latine : le graphisme est le même, mais le fait qu'elle soient tournées à l'envers par rapport à R et N entraîne un sentiment d'étrangeté.

A la mort du dirigeant soviétique Leonid Brežnev (Brejnev) en 1982, le journal Libération a fait sa une à la manière de la Pravda soviétique, en remplaçant notamment les R des titres par leur image inverse : Leonide BЯEJNEV.


Références bibliographiques

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