Jacques Poitou
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Calligraphie arabe


Origines

La calligraphie arabe s'est développée essentiellement en liaison avec l'islam.

voirEcriture arabe

Le Coran

L'islam est une religion basée sur l'oral – la parole présentée par Muḥammad (vers 571-632 ; francisé traditionnellement en Mahomet) comme la parole divine à lui révélée : "le Livre révélé au Prophète Muhammad est la réplique en "langue arabe claire" […] d'un archétype qui demeure au ciel, auprès de Dieu […], gravé sur la "Table gardée" […] et considéré comme la Mère du Livre." (Masson in Le Coran I : LI) Très vite est apparue l'utilité de réunir et de transcrire ces paroles dans une version susceptible de faire autorité. A partir de fragments collectés du vivant de Muḥammad, le texte est compilé sous le premier calife et aboutit sous le troisième calife, Utmān (644-655), à une version normalisée, le Coran (arabe al-qurān = récitation). Pour l'islam (arabe al-islām = soumission), à la différence du judaïsme et du christianisme, le texte est considéré comme la simple transcription de la parole divine. Il doit être récité et donc appris, et le livre est pour cela un outil. Il faut le copier et le recopier, et vu son caractère sacré, les copistes prêtent une attention particulière à la réalisation de la forme.

le Coran est en principe avant tout un texte destiné à la récitation ; le témoignage écrit a une valeur moindre que la parole d'un témoin, la transmission traditionnelle du savoir repose au moins en théorie sur l'enseignement reçu de la bouche du maître et marque sa défiance vis-à-vis de la lecture. Ce n'est donc pas un moindre paradoxe que la calligraphie y soit devenue l'art par excellence. (Déroche 2007 : 142 ; voir aussi Déroche 2001a)

– Partie d'une exposition de la BnF sur le Coran :
http://expositions.bnf.fr/parole/borne7.htm.

allah Calligraphie du nom de Dieu (Allâh) dans l'empire Ottoman. Quatre images.

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Rapport aux images

L'attitude de l'islam vis-à-vis des images est le second facteur qui a favorisé l'essor de la calligraphie. Le principe d'un dieu unique a entraîné l'interdiction des idoles et de leur représentation, et ce dès la prise de Makkaẗ (fr. La Mecque) par Muḥammad en 630 :

Mohammad, à peine reposé, fit route vers le sanctuaire. Une longue verge à la main, monté sur son chameau, au milieu de l'armée en liesse, d'une foule d'hommes, de chevaux et de chameaux, devant les Qorayshites émus, grimpés sur leurs terrasses, il toucha la Pierre Noire de son bâton, criant à pleine voix l'invocation suprême de l'Islam : Allahou akbar ! "Allah est le plus grand." Les dix mille hommes répétèrent la formule sacrée. Alors, il fit les sept tournées rituelles. Il fit abattre les idoles amassées dans le Temple. Puis il se fit donner la clef de la Ka'ba et y entra. A l'intérieur, il y avait un trésor qu'il respecta, quoique composé de dons offerts par les païens à leurs dieux. Il y avait aussi des fresques qu'il fit effacer sauf, dit-on, les images d'Abraham, de Jésus et de la Vierge. (Rodinson 1994 : 296)

Interdiction étendue à la représentation des êtres ayant une âme (humains et animaux) dans les édifices religieux (mosquées, écoles coraniques). Une telle limitation de l'art figuratif a par contrecoup favorisé également la calligraphie.

alh De transcription du texte, l'écrit est ainsi devenu un art décoratif à part entière, avec une association fréquente entre le graphisme des lettres et d'autres éléments décoratifs, géométriques ou floraux.

A gauche : l'Alhambra (Granada, Espagne), XIVe siècle – 5 images. A droite : objets divers (musée du Louvre) – 6 images.

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art

Styles calligraphiques

Deux grands types d'écriture apparaissent, initialement conditionnés par les matériaux utilisés : un style anguleux, adapté à la gravure sur pierre ou sur bois, et un style arrondi, tracé au calame sur papyrus (et à partir du VIIIe ou IXe siècle sur le papier dont les Arabes apprennent des Chinois la technique de fabrication). Le premier type est appelé du terme générique de style coufique ; il domine pendant plusieurs siècles pour l'écriture du Coran, mais il est supplanté à partir de la fin du IXe siècle ou au début du Xe siècle par des styles cursifs. Ce sont eux qui servent plus tard de modèle pour les caractères d'imprimerie, qui ne commencent à être utilisés qu'à partir du XVIIIe siècle.

calame Matériel pour l'écriture arabe (musées de Buxoro, d'Istanbul et de Paris). 7 images.

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voirInvention du papier

Trois noms dominent pour ce qui concerne la codification de la calligraphie : Ibn Muqla (mort en 940), Ibn al-Bawwab (mort en 1022) et Yakut al-Musta'semi (mort en 1297-1298). Leur reviennent trois innovations, sans que l'on puisse précisément établir l'apport spécifique de chacun :

– une codification géométrique du graphisme des lettres, généralement attribuée à Ibn Muqla : en prenant comme étalon la largeur du point déterminée par la largeur du bec du calame, il a déterminé la hauteur de la première lettre, l'alif, dont le graphisme correspond à un trait vertical (et qui est aussi la première lettre du nom du dieu unique, 'Allāh), et il a établi à partir de là les proportions des autres lettres ;
– l'utilisation de styles cursifs pour la copie du Coran ;
– la définition, attribuée à Yakut al-Musta, d'un canon de six styles cursifs : tulut, nash, muhaqqaq, rihani, tauqi et riqa.

La diversité des styles calligraphiques est la conséquence directe du rôle de l'écriture arabe, utilisée pour la transcription de langues variées (arabe, persan, turc), pour des usages variés (texte sacré, textes administratifs, inscriptions monumentales, etc.), diffusée dans une aire géographique immense (de l'Afrique du Nord au Nord-Ouest de la Chine et en Indonésie) et objet d'un soin particulier vu le caractère sacré que lui confère l'idéologie religieuse.


Quelques styles

N.B. Pour chaque style sont indiqués le nom arabe (translittération ISO) et entre parenthèses pour certains le nom turc (écriture actuelle). Pour voir en grand les reproductions figurant sur ce site, cliquez sur les vignettes correspondantes. D'autres reproductions sont accessibles par des liens externes qui s'ouvrent également dans une nouvelle page ou un nouvel onglet. JP.

La calligraphie arabe ne dispose pas des possibilités qu'offrent les milliers de caractères chinois. Elle ne dispose pas non plus, comme l''écriture latine, de l'opposition entre majuscules et minuscules, ni d'un style italique spécifique, ni de l'opposition entre écriture liée et écriture de type script. Ses ressources sont autres :

Selon les besoins et les supports, la création graphique explora les directions les plus diverses : jeux calligrammatiques, utilisation de la couleur ou de la dorure, élongations, contrastes entre pleins et déliés, développement des extrémités sommitales [...], etc. Les possibilités décoratives de l'écriture, associée ou non aux arabesques ou à des compositions géométriques dont le caractère abstrait répondait à l'aniconisme de l'art officiel, autorisèrent cette conquête progressive de l'espace islamique (Déroche 2001b : 220)

hijazi

Le hijazi (ainsi nommé du nom de la région de la Mecque et de Médine) n'est pas à proprement parler un style calligraphique. C'est le premier type d'écriture utilisé pour la transcription du Coran. Ecriture anguleuse sans diacritiques ni pour les consonnes homographes, ni pour les voyelles.

kufi Style hijazi. Coran XXXIV.

1 image.

– Extrait du Coran, sourate XXVI (VIIe-VIIIe s.), sur le site de la BnF :
http://expositions.bnf.fr/parole/it/73/02.htm.
– Extrait du Coran, sourate XXVI (VIIIe s.), sur le site de la British Library :
http://www.bl.uk/onlinegallery/sacredtexts/meccaquran.html.

kufi (kufi)

C'est, après le hijazi, le premier style utilisé pour l'écriture du Coran. Le nom lui vient de la ville de al-Kūfaẗ (fr. Koufa, sur le territoire de l'Irak actuel), où il a été enseigné et pratiqué. Il se caractérise par ses lignes droites et anguleuses ; tous les caractères sont alignés sur une même ligne horizontale et ils sont parfois étirés en largeur. Supplanté à partir du Xe siècle par des écritures cursives arrondies pour l'écriture du Coran, le kufi a continué à être utilisé depuis pour des inscriptions monumentales ou ornementales (titres d'ouvrages).

kufi Style kufi.

3 images.

– Extrait du Coran en style kufi, sourates XXIX et XXXI (XIe s.), sur le site de la British Library :
http://www.bl.uk/onlinegallery/sacredtexts/arabquran.html.

Une variante monumentale du style kufi, réalisée en céramique, est faite de traits épais s'inscrivant dans des carrés ou des rectangles.

kufi Coufique quadrangulaire.

2 images.

Le style maġribi a été développé en Afrique du Nord à partir du kufi.

kufi Style maġribi.

1 image.

tulut (sülüs)

Le style le plus complexe, selon Massoudy (2003 : 111), car "on doit changer le calame d'orientation en permanence. On le fait pivoter sur lui-même par une rotation des trois doigts qui le tiennent." Particulièrement employé à l'époque ottomane, il se caractérise (notamment) par des formes arrondies et par des verticales (ou obliques) plus hautes que dans le style nash.

tulut Style tulut.

1 image.

– Extrait du Coran, calligraphié par Muhammad ibn al-Wahid (Le Caire, début XIVe s.), sur le site de la British Library :
http://www.bl.uk/onlinegallery/sacredtexts/sultanbaybars.html.

– Extrait du Coran en style tulut, sourates XXXVIII-XXXIX (Yemen, XIVe s.), sur le site de la Shøyen Collection (Oslo et Londres) :
http://www.schoyencollection.com/arabic.html#4.7.8.

nash (nesih)

Du mot arabe qui veut dire copier, le style nash est celui qui supplante le kufi pour la copie du Coran à partir du Xe siècle. Il est aussi pris comme modèle de l'écriture standard, aussi bien dans l'imprimerie (à partir du XVIIIe siècle) que dans l'écriture manuscrite.

kufi Style nash.

1 image.

– Extrait d'un Coran en style nash, sourates XXXVII et XXXVIII (Irak ou Iran, XIe s.), sur le site de la British Library :
http://www.bl.uk/onlinegallery/sacredtexts/iraqiquran.html.
– Livre d'histoire en style nash (Iran, XVe s.), sur le site de la Shøyen Collection (Oslo et Londres) :
http://www.schoyencollection.com/arabic.html#4.7.9.

muhaqqaq (muhakkak)

Pratiqué essentiellement du Xe au XVIe siècle.

tugra Style muhaqqaq.

1 image.

– Extrait du Coran en style muhaqqaq (Irak ou Iran, XIVe-XVe s.), sur le site de la Shøyen Collection (Oslo et Londres) :
http://www.schoyencollection.com/arabic.html#4.7.10.
– Extrait du Coran en style muhaqqaq, sourates XXI-XXII (Egypte, XIVe s.), sur le site de la BnF :
http://expositions.bnf.fr/livrarab/grands/045.htm.

rihani (reyhani)

Version miniature du style muhaqqaq.

– Extrait du Coran en style rihani, sourate VII et VIII (Egypte, XIVe s.), sur le site de la British Library :
http://www.bl.uk/onlinegallery/sacredtexts/sultanfaraj.html.

tauqi (tevki)

Version miniature du style tulut.

– Contrat de mariage en style tauqi (Iran, XIIe s.), sur le site de la Shøyen Collection (Oslo et Londres) :
http://www.schoyencollection.com/arabic.html#4.7.12.

riqa (rika)

Version miniature du style tauqi.

– Extrait du Coran (Iran, XVIIIe s.) en style nash et riqa, sur le site de la Shøyen Collection (Oslo et Londres) :
http://www.schoyencollection.com/arabic.html#4.7.13.

diwani (divani)

Le style diwani est utilisé sous l'empire Ottoman à partir du XVe ou du XVIe siècle pour les documents réglementaires et diplomatiques. Sa complexité le rend difficilement imitable et donc aussi difficilement falsifiable. Son nom vient du mot arabe diwan (français divan) qui désigne le siège du gouvernement ottoman.

ta'līq

Style développé au Xe siècle en Iran, le style ta'līq, dérivé du riqa se caractérise par ses arrondis et les traits horizontaux allongés.

– Copie d'une lettre en style ta'līq (Iran, XVIIIe s.), sur le site de la Shøyen Collection (Oslo et Londres) :
http://www.schoyencollection.com/arabic.html#4.7.14.

nasta'līq

Style développé au XIVe siècle en Iran, le nasta'līq, issu d'une combinaison du nash et du ta'liq (d'où son nom) se caractérise principalement par des verticales peu élevées et des traits horizontaux allongés. Il est utilisé notamment pour l'écriture de l'iranien, mais pas pour l'écriture de l'arabe.

– Deux manuscrits en style nasta'līq (Turquie et Cachemire, XVIIe s.) sur le site de la Shøyen Collection (Oslo et Londres) :
http://www.schoyencollection.com/arabic.html#4.7.7.

tuğra

Les tuğra sont des monogrammes calligraphiés utilisés comme signatures par les sultans ottomans. Ils comportent (entre autres) leur nom et ceux de leurs ascendants.

tugra Tuğra de Süleyman Ier (1520-1566), Abdülhamid II (1876-1909) et Mahmut II (1808-1839).

3 images.

Références bibliographiques et ressources en ligne

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Zali, Anne & Berthier, Annie (eds.), 1997. L'aventure des écritures. Naissances. Paris : BnF.

Quelques sites présentant des collections de calligraphies arabes

– Reproductions de manuscrits arabes anciens sur le site de la Shøyen Collection (Oslo et Londres) :
http://www.schoyencollection.com/arabic.html.

– Reproductions d'inscriptions gravées dans la péninsule arabique sur le site du Musée national d'Arabie saoudite :
http://www.mnh.si.edu/epigraphy/e_islamic/islamic.htm.

– Reproductions de 200 manuscrits en écriture arabe (IXe-XIXe s.) sur le site de la Princeton University Library :
http://library.princeton.edu/projects/islamic/index.html.

– Reproductions de 373 calligraphies arabes, persanes et ottomanes (IXe-XIXe s.) sur le site de la Library of Congress :
http://international.loc.gov/intldl/apochtml/apochome.html.

– Reproductions de manuscrits en écriture arabe et de miniatures sur le site de la Chester Beatty Library :
http://www.cbl.ie/cbl_image_gallery/collection/list.aspx?collectionId=2.

– Styles calligraphiques arabes dans l'exposition virtuelle de la BnF "L'art du livre arabe" :
http://expositions.bnf.fr/livrarab/arret_sur/ecritures.htm.

– Styles alligraphiques persans dans l'exposition virtuelle de la BnF "Splendeurs persanes" :
http://expositions.bnf.fr/splendeurs/tech/index.htm.


© Jacques Poitou 2010.