Jacques Poitou
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Verlan, largonji, louchébem, javanais, redegue, etc.


Du point de vue linguistique, verlan, largonji, louchébem, javanais, redegue, etc. consistent en une altération codée de la forme de certains mots. Les procédés mis en œuvre ne sont eux-mêmes pas originaux : permutation, substitution, troncation et addition. Permutation et substitution sont d'ailleurs à la base de tous les procédés de cryptographie.

voirCryptographie

Ces codes relèvent eux aussi de la cryptographie, mais cette fonction se double de deux autres, derrières lesquelles elle peut s'estomper : une fonction ludique (jouer avec la langue) et une fonction sociale (s'affirmer comme groupe social spécifique – voir Guiraud 1973, Goudaillier 1997).

Si les procédés mis en œuvre dans ces codes ne sont ni orginaux ni nouveaux, il semble bien que ces codes ne se sont développés, systématisés et popularisés qu'à partir du XIXe siècle. Le dictionnaire de Vidocq (1837), qui constitue une référence en la matière (le triple statut d'ancien escroc, d'ancien bagnard et d'ancien chef de la Sûreté de son auteur n'y est pas pour rien), ne contient que des éléments isolés qui en relèvent.


Verlan

Le verlan consiste en un codage spécifique, à l'envers, de certains mots, surtout des substantifs et des adjectifs.

Sauf rares exceptions, la transformation de mots en verlan met en jeu la forme phonique (on cite cependant les exceptions zen (nez) et ulc (cul), qui reposent sur la forme graphique). Une syllabe intermédiaire comprenant un e "muet" à l'écrit n'est donc pas prise en compte (travelo = travlo > vlotra). Mais à l'inverse, la transformation des mots monosyllabiques d'une syllabe fermée – se terminant par une consonne (femme, mec) – sont le plus souvent traités comme étant des disyllabiques (*femmeu, *mekeu).

N.B. Dans ce qui suit, pour des raisons de simplicité, j'indique une forme graphique des mots en verlan.

La transformation en verlan repose sur quatre opérations :

– permutation de syllabes : c'est le cas standard ; dans le cas de trisyllabiques, c'est la deuxième ou la troisième syllabe qui peut être placée en tête

français > séfran
branché > chébran
pourri > ripou (= flic = keuf)
salope > lopsa
taf > feuta
laisse tomber > laisse béton

cigarette > garettsi, retsiga (Bachmann & Basier 1984 : 174)

– permutation de la consonne initiale et du noyau vocalique (monosyllabiques à syllabe ouverte : _V)

chaud > auch
joint > oinj

– troncation – rare – de l'input à gauche (aphérèse) et – plus fréquemment – de l'output à droite (apocope) après permutation des syllabes

arabe > beur (arabe > *rabeu [aphérèse] > *beura [permutation] > beur [apocope]
chinois > noich
flic > keuf
mec > keum
mère > reum
métro > tromé > trome
moche > cheum
père > reup

Les mots en verlan peuvent être eux-mêmes transformés selon les mêmes procédés : keuf > feukeu, keum > keumeu.

– Pour plus de précisions, voir p. ex. Méla 1997.

Usages

La pratique du verlan semble être un phénomène récent, même si le procédé d'inversion des syllabes n'est en lui-même pas nouveau (voir Tristan transformé en Tantris dans les versions anciennes du roman – XIIe siècle ; Voltaire < Airvault, ville dont sont originaires les ancêtres de Voltaire ; Sispi pour Pie VI dans le titre d'une œuvre de Jean-Baptiste Louvet de Couvray, etc.). Le seul exemple ancien dans un contexte de langue codée cité par Sainéan (1912 : II, 192) se trouve dans une lettre d'un bagnard qui signe La Hyène : Lontou pour Toulon (Sers 1842 : 53). – L'expression, citée par Oudin (1663 : 201) et Furetière (1701), C'est verjus ou jus verd, ne peut être assimilée à du verlan dans la mesure où est en jeu la place de l'épithète par rapport au nom et non la structure du mot lui-même.

Le verlan a connu un essor particulier dans le dernier tiers du XXe siècle, en liaison avec la dégradation des conditions de vie dans certaines cités de banlieue (qu'en ce début du XXIe siècle, on appelle pudiquement les quartiers). Le verlan a été pratiqué par les jeunes de ces banlieues et est ainsi devenu une sorte de jargon des cités. Ce phénomène, amplifié par les médias, a été tel que certaines créations du verlan sont passées dans la langue courante (arabe > beur > beurette, etc.).

Le 24 avril 1985, le journaliste Yves Mourousi interviewe le président de la République, François Mitterrand, et lui demande s'il est "un président chébran" : début d'une interrogation orale sur le lexique de la langue branchée. Réponse de Mitterrand : "Déjà quand j'étais enfant, on inversait l'ordre des syllabes dans le mot, c'est pas très nouveau, ça." – Un beur ? – "Un beur... ce sont les immigrés de la deuxième génération, c'est-à-dire français, et qui n'ont pas trouvé suffisamment leur place dans une société qui devrait la leur faire."
   http://www.ina.fr/presidentielles/phrases-cultes/video/I08091317/yves-mourousi-et-francois-mitterrand-sur-le-mot-chebran.fr.html, consulté le 2012-03-15 ; lien caduc.


Largonji et louchébem (loucherbem)

Fonctionnement

La consonne initiale de la première syllabe est remplacée par l et elle est permutée elle-même à la fin du mot, où elle forme, avec adjonction d'une voyelle et éventuellement d'une consonne, une syllabe supplémentaire.

jargon > largonji
b
oucher > loucherbem
douce > louce

Si le mot à transformer commence par une voyelle, c'est la consonne initiale de la seconde syllabe qui subit les mêmes transformations.

affaire > alairfem

Richepin (1881 : 287) note encore un autre procédé : "On remplace la première consonne par la lettre l et on fait suivre le mot de sa première syllabe précédée de du."

campagne > lampagne du cam

La finale peut être différente de -em. Larchey (1881 : VIII ; 1889 : 261-262) mentionne quelques autres possibilités :

l_uche : lonbuche (bon), emloipuche (emploi), lalinpuche (lapin)
l_oque/oc : lonboque (bon), loufoque (fou), entrelolsoc (entresol), enlonnoirtoc (entonnoir)
l_é : alieudé (adieu), alocetré (atroce), alaparcer (accaparer), alareilpé (appareil) ; leudé (deux), loitré (trois), latqué (quatre), lincé (cinq), lixdé (dix), linvé (vingt), larantequé (quarante)
l_ès : labactès (tabac)

D'autres consonnes que l peuvent servir d'initiale.

p_ou : poitou (toi) (Vidocq 1837 : XI)

Larchey (1889 : 262) note que "d'autres mots échappent à toute règle de composition, pour ne citer que léselucès (cul), lajemcrès (jamais), mais ils sont en petit nombre."

– Larchey (1889 : 263-279) présente un vocabulaire du largonji qui lui a été fourni par Gustave Macé, ancien chef de la sûreté. Document peu fiable selon Sainéan (1912 : 51 sqq., 1920 : 204). Le dictionnaire de Vidocq (1937) est considéré comme la meilleure source.
– Etude morphologique du largonji (à partir du corpus de Larchey) : Plénat (1985).

Usages

Le larjonji apparaît dans le premier quart du XIXe siècle (voir Sainéan [1920 : 204-207], Guiraud [1973 : 66-69]), notamment chez les bouchers (d'où le nom de cette variante spécifique : loucherbem). Dans son Dictionnaire argotique, Vidocq (1837 : 254) mentionne seulement deux termes de largonji : linspré (prince) et lorcefée ([prison de la] Force).

En ce qui concerne spécifiquement le loucherbem, Sainéan en mentionne un but éventuel : "permettre aux bouchers de correspondre avec leurs garçons et de leur faire écouler à la clientèle les morceaux qu'ils voulaient voir partir". Mais alors que Sainéan présente, au début du XXe siècle le loucherbem comme étant en voie de disparition, à la fin du siècle, Robert l'Argenton (1991 : 120-121) indique que "le louchébem se parle encore dans les grandes boucheries et dans beaucoup de petites boucheries parisiennes où il est transmis par le patron". Il y constitue surtout, outre sa fonction ludique, "un jeu de connivences professionnelles". Mais pas seulement :

Si, par exemple, la cliente désire un morceau spécial et qu'il n'en reste plus le garçon boucher demande en argomuche au patron quel lorsomik de liandvem (morceau de viande) donner. Celui-ci leur dit alors de donner tel loubem (bout) de lanchtrem loujrem (tranche rouge) qui ressemble, qui est aussi bon pour la plus grande satisfaction de la cliente.

Et elle cite cette anecdote racontée par l'un des deux bouchers parisiens questionnés dans son enquête :

C'est une lamdé qui lavem louvem son louchébem qui lasfem une lomandkesse d'un lorsemik de lulotkesse et lidèm au louchébem "j'vais lerjem mes lourské." Quand è' r'vient è disait au latronpem louchébem que è' louvem lapuche du lorsemik dans la lulotké et qu'elle lavem une languesse... heu... qu'elle loulévem une langue de bœuf à la place. Alors le latronpem i' lelpem son lefchigasse et lidem : "lirévem la lulotkem a la lamdé et vous lui lacépem la langue". (Robert l'Argenton 1991 : 122)

Selon cette même enquête, le lexique du louchébem comprend essentiellement des termes désignant les morceaux de viande, le personnel, les clients, ainsi que le sexe et le fric, à côté de termes généraux : lekmesse (mec), lonerikesse (connerie), larjobem (bargeot), lichpem (pige), lonkesse (con), ça fait lièche (ça fait chier), lerdemuche (merde), lerfem ta leulgué (ferme ta gueule). (Robert l'Argenton 1991 : 123)

Le locuherbem est l'un des styles présentés par Raymond Queneau (1982 : 122). Extrait :

Un lourjingue vers lidimège sur la lateformeplic arrière d'un lobustotem, je gaffe un lypétinge avec un long loukem et un lapeauchard entouré d'un lalongif au lieu de lubanrogue.


Javanais

Le javanais consiste en l'intercalation d'un segment – le plus souvent av – entre les consonnes initiales et le noyau vocalique d'une syllabe.

jargon > javargavon
boucher > bavouchaver

Selon Sainéan (1920 : 434-435), le javanais a été "employé tout d'abord dans les écoles enfantines et dans les ateliers", puis chez les filles, avant d'être en vogue vers 1860 à Paris "sur les boulevards, dans les boudoirs et dans certains salons d'accès facile". Sainéan considérait en 1920 la pratique du javanais comme étant en déclin, mais tout come le loucherbem, il n'avait pas disparu chez les adolescents dans les années cinquante ou soixante.

Le javanais est l'un des styles présentés par Queneau (1982 : 123) ; la voyelle précédant la consonne v y est la même que celle de l'input. On notera la liberté que prend Queneau avec le schéma de base (voir jovur, mividin, vautobobus, esseve, etc.).

Unvin jovur ververs mividin suvur unvin vautobobuvus deveu lava livigneve esseve, jeveu vapeverçuvus unvin jeveunovomme vavec unvin lonvong couvou evet unvin chavpaveau envantouvourévé pavar uvune fivicevelle ovau lieuveu deveu ruvubanvan.

Le nom même du javanais est sans doute lié à la forme des mots ainsi obtenus (segment av), avec remotivation du nom d'une langue parlée sur l'île indonésienne de Jawa (Java).

voirEcriture de l'indonésien

Un procédé de codage similaire existe pour l'allemand et est appelé simplement aw-Sprache (voir Vogt 2009).


Redegue

Le redegue consiste à ajouter à chaque syllabe deux syllabes commençant respectivement par d et g (prononcé [g] et écrit <gu>) et de même voyelle que la syllabe de l'input. La consonne finale d'une syllabe est traitée de la même façon avec un e "muet" comme voyelle.

jargon ––> jadaga redegue gondongon
boucher ––> boudougou chédégué

Voici quelques exemples glanés en 2012 sur des forums internet et produits par des adolescents :

udugu nedegue adaga midigui tiédégué édégué udugu nedegue condongon plidigui cidigui tédégué qui sondongon toudougou joudougou redegue ladaga!
Adaga midigui poudougou redegue ladaga vidigui !
sadagua adagua lèdèguè redegue nudugu ledegue
jedegue tadagua dodoguo redegue
tudugu medegue mandangan quedegue dedegue tropdogo !!!
jedegue taidagai medegue poudougou redegue ladagua vidigui

Cette pratique est ancienne. Ménage (1750 : 82) mentionne une pratique similaire au XVIIIe siècle :

A Metz les enfans ont entr'eux une espece de jargon ou d'argot, qui consiste à alonger chaque syllabe de leur discours de deux autres syllabes, dans la premiere desquelles domine un R, & dans l'autre un G. Par exemple pour dire : Vous êtes un fou ; ils diront : Vousdregue esdregue undregue foudregue.

Larchey (1881 : 147) donne l'exemple suivant (article "parler en dregueu") :

je suis pris > jedregue suisdrigui pridiguis


Autres procédés

Suffixation parisitaire dans Le Père Goriot (Balzac)

La récente invention du Diorama, qui portait l'illusion d'optique à un plus haut degré que dans les Panoramas, avait amené dans quelques ateliers de peinture la plaisanterie de parler en rama, espèce de charge qu'un jeune peintre, habitué de la pension Vauqer y avait inoculée.
– Eh bien, monsieurre Poiret, dit l'employé au muséum, comment va cette petite santérama ? Puis, sans attendre la réponse : – Mesdames, vous avez du chagrin ?, dit-il à madame Couture et Victorine.
– Allons-nous dinaire ? s'écria Horace Bianchon, un étudant en médecine, ami de Rastignac, ma petite estomac est descendue usque ad talones.
– Il fait un fameux froitorama ! dit Vautrin. Dérangez-vous donc, père Griot ! Que diable ! votre pied prend toute la gueule du poêle.
– Illustre monsieur Vautrin, dit Bianchon, pourquoi dites-vous froitorama ? il y a une faute, c'est froidorama.
– Non, dit l'employé du Muséum, c'est froitorama, par la règle : j'ai froit aux pieds.
– Ah ! ah !
   (Balzac 1856 : 13)

Procédés pratiqués dans un atelier de couturières

Niceforo (1912 : 137-138) mentionne quelques procédés pratiqués dans un atelier de couturières :

– antéposition de coti :

Crois-tu qu'il m'aime ? > Coticrois cotitu cotiqu'il cotim'aime ?

– remplacement des voyelles par les segments aiz pour a, ender pour e, iner pour i, omber pour o, ufurt pour u :

Crufurt aiz tufurt quinel mender mender ?

– postposition de v suivi de la voyelle de la syllabe :

Croivoi tuvu qu'ilvi m'aimvem ?


Références bibliographiques

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Guiraud, Pierre, 1973. L'argot. 6e édition. Paris : PUF. Que sais-je ? 700.1ère édition 1956.

Larchey, Lorédan, 1881. Dictionnaire historique d'argot. Neuvième édition. Paris : E. Dentu. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2012-03-10.
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Larchey, Lorédan, 1889. Nouveau supplément du dictionnaire d'argot. Paris : E. Dentu. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2012-03-10.
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