Jacques Poitou
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Ecriture latine : histoires d'A



a est la première lettre de l'alphabet latin, issu, par l'intermédiaire de l'étrusque, de l'alphabet grec, lui-même issu de l'alphabet phénicien : a correspond à alpha en grec et à 'aleph en phénicien.

voirEcriture latine

Au commencement : un bœuf

Comme d'autres lettres de l'alphabet phénicien, 'aleph est issu – par quelques intermédiaires notamment proto-sinaïtiques – d'un hiéroglyphe égyptien représentant une tête de bœuf. Voici ce caractère en hiéroglyphique égyptien, présenté par Champollion (1841 : 120) :

champollion

voirHiéroglyphes égyptiens

Voici différentes formes attestées du même caractère, du hiéroglyphe égyptien au caractère phénicien :

sinai
Source : Jensen (1958 : 248), d'après Grimme (1929). – 1 : hiéroglyphique. 2 : hiératique. 3 : Sinai 345. 4 : Sinai 349. 5 : Sinai 350.
6 : Sinai 352. 7 : Sinai 353. 8 : Sinai 356. 9 : Sinai 357. 10 : vieux-thamudique (occ.). 11 : sud-arabique. 12 : vieux-phénicien. 13 : moabitique.

Comme on voit, l'évolution se caractérise à la fois par une simplification croissante, avec réduction de la tête à un trait d'où dépassent seulement les cornes, et par une rotation du dessin vers la droite.

A cette évolution graphique se superpose une évolution en deux temps sur le plan de la valeur. Elle est issue, d'abord, non du mot égyptien pour bœuf, mais de sa traduction en phénicien, 'aleph et, deuxièmement, elle ne représente plus dans l'alphabet phénicien le signifié "bœuf", mais le phonème initial du mot, c'est-à-dire une consonne gutturale (principe de l'acrophonie).

Du phénicien au grec se produit une évolution graphique – rotation d'un nouveau quart de tour à droite – et une révolution en ce qui concerne la valeur. En effet, la consonne gutturale du péhnicien représentée par 'aleph n'existant pas en grec, le signe en devenait inutile. L'innovation du grec consiste en l'utilisation de ce signe – et d'autres – pour marquer des phonèmes qui n'étaient pas représentés en phénicien : les voyelles. aleph a été utilisé pour représenter /a/, valeur qu'il a conservé dans l'alphabet latin jusqu'à nos jours, indépendamment des évolutions qu'ont connues les systèmes phonologiques des langues à écriture latine.

Les trois visages de a

a se présente aujourd'hui sous trois formes fondamentales différentes, selon l'utilisation qui en est fait :

– la capitale A ;
– la minuscule d'imprimerie a ;
– la minuscule cursive ɑ.

voirCapitale romaine

Ci-dessous ces trois formes, réalisées pour les deux premières avec la police Garamond Premier Pro d'Adobe (2005) et pour la troisième avec la police Cursif JB développée par Joël Brogniart à partir d'autres polices (2000).

a

Ces trois formes se distinguent nettement : la capitale est constituée de deux traits obliques qui se rejoignent en haut et d'une barre transversale ; les deux minuscules ont des formes arrondies ; dans la minuscule d'imprimerie, la boucle à gauche n'occupe que la partie inférieure de la lettre, tandis que dans la minuscule cursive, elle occupe toute la hauteur – ainsi apparaît la panse d'a.

La distribution des trois formes de a est effective au plus tard à partir de la diffusion de l'imprimerie avec des caractères mobiles en Europe. Mais ces trois formes sont le produit de longues évolutions depuis le début de l'écriture latine (attestée à partir du VIIe siècle avant notre ère). Evolutions complexes, parce que les styles d'écriture ne sont pas les mêmes selon les supports et les instruments utilisés, ni selon la finalité de l'écrit, ni selon les lieux où ils ont été pratiqués dans le vaste espace issu du monde romain. En outre, les données disponibles sont diversement nombreuses.

Voici quelques exemples d'écriture de a au fil des siècles. Ils sont présentés à chaque fois dans leur contexte (un mot), avec transcription, nom du type graphique et date. Ces reproductions et les indications correspondantes sont issues de Steffens (1910).

a09
ta kapia d
1 – capitale, VIe-Ve s. av. J.-C.
a11
vagabatur
2 – capitale, Ier s. av. ou apr. J.-C.
a12
incohata
3 – ancienne cursive romaine, Ier siècle
a13
tullia
4 – ancienne cursive romaine, Ier siècle
a16
apalaustum
5 – ancienne cursive romaine, IIe s.
a17
abban
6 – ancienne cursive romaine, IIe s.
a18
vastati
7 – onciale, IVe s.
a19
aeralacu
8 – rustica, IVe s.

a22
aeneae
9 – quadrata, IVe s.
a23
glaebas
10 – quadrata, IVe s.
a24
infantum
11 – cursive romaine récente, IVe s.
a28
lavacrum
12 – onciale, Ve s.
a30
carmina
13 – rustica, Ve-VIe s.
a31
paternae
14 – demi-onciale, début Ve s.
a34
traditione
15 – cursive romaine récente, VIe s.
a37
declarantur
16 – demi-cursive, VIe s.
a71
atarida
17 – minuscule caroline, début IXe s.
a119
arnariam
18 – minuscule caroline, XIIe s.
a137
famulatum
19 – minuscule caroline, XIVe s.
a168
magistratuum
20 – écriture humanistique, XVe s.
a172
oneramus
21 – cursive, XVe s.
a173
maiestate
22 – cursive italienne, début XVIIe s.
a185
L'anima
23 – cursive italienne, XVIe s.
 

La forme de la capitale, issue du alpha grec, est globalement stable depuis les origines.

Si l'on part du principe que toutes les écritures sont issues de formes anciennes dans lesquelles, par delà leurs différences, a avait globalement la même forme que la capitale, on peut reconstruire les lignes d'évolution suivantes, sans leur attribuer une valeur chronologique :

1. La première évolution consiste en la disparition de la barre transversale. Voir 8, 10, 13.

2. La forme de a privé de sa barre change : les deux segments obliques perdent l'orientation symétrique qui était caractéristique de la capitale monumentale. Le segment de droite garde la même inclinaison, tandis que le segment de gauche rejoint celui de droite non plus à son extrémité supérieure, mais en dessous, voir en son milieu. Voir 3, 4, 5, 6.

3. Ce segment de gauche est transformé en une petite boucle. Voir 7, 12.

4. Cette boucle s'agrandit jusqu'à mi-hauteur. Voir 17, 18, 19 (deuxième a), 20.

5. Cette boucle s'agrandit jusqu'à la hauteur du segment de droite. Voir 14, 15, 19 (premier a) 21, 22, 23.

6. La boucle s'ouvre vers le haute. Voir 11, 15, 16.

A partir du début de l'imprimerie avec des caractères mobiles en Europe occidentale, une fois délaissé les styles gothiques hormis dans les pays germanophones, la répartition de ces formes s'établit ainsi :

– les formes correspondant à la capitale monumentale romaine sont systématiquement employées, quels qu'en soient les enjolivements et variantes, pour les majuscules, aussi bien dans l'imprimerie que pour les écritures manuscrites ;
– la minuscule d'imprimerie est utilisée dans les premiers types de caractères dits romains (droits) avec empattements ; par contre, pour l'italique, directement issu des écritures italiennes de chancellerie, c'est la forme de la minuscule cursive qui est utilisée, de même, plus récemment, pour quelques polices sans empattements (p. ex. le Futura) ;
– la minuscule cursive est employée régulièrement pour les écritures manuscrites.

Pour plus de précisions, voir aussi Mediavilla 1993.

Variétés de A et a dans quelques polices

cap-rom      Capitale romaine figurant sur la colonne Trajan à Roma [Rome] (d'après Kapr 1976 : 29).
a-imp (de gauche à droite) :
Bembo, caractère créé en 1495 par Aldo Manuzio (1449-1515) pour l'impression d'un ouvrage du cardinal Pietro Bembo, De Aetna. Police Bembo 1.0, Monotype, Adobe, 1990.
Garamond. Caractère créé par Claude Garamond (1499-1561). Police Garamond Premier Pro 1.014, Adobe, 2005.
Baskerville. Caractère créé par John Baskerville (1706-1775). Police Baskerville 6.1d5e1, Monotype, 2008.
Didot. Caractère créé par Firmin Didot (1764-1836). Police Didot 6.1d4e1, Linotype, Adobe, 2008.
Times New Roman. Caractère créé par Stanley Morison (1889-1967) pour l'édition du Times. Police Times New Roman 5.05, Monotype, 2008.

voirPolices pour l'écriture latine

Du bœuf à la panse...

On appelle panse d'un a de l'écriture cursive la partie arrondie... ayant la forme d'une panse.

Exrpession

n'avoir pas fait une panse d'a

On dit, Une panse d'A, pour dire, Le commencement de la formation de la lettre A, qui dans l'écriture ordinaire s'écrit a. Et dans ce sens, quand on a donné quelque chose à écrire à quelqu'un, & qu'il n'y a point encore travaillé, on dit proverbialement qu'Il n'en a pas fait une panse d'A. La même chose se dit figurément, pour donner à entendre qu'un homme qui avoit entrepris de composer quelque ouvrage, n'y a point encore travaillé, ou pour signifier qu'un homme n'a nulle part à un ouvrage d'esprit qu'on lui attribue. Il n'y a pas fait une panse d'A. (Dictionnaire de l'Académie, 4e édition, 1762 – Dictionnaires d'autrefois).

Voici quinze jours que je n'ai pas écrit une panse d'a (Balzac).Tu penses bien que je n'ai pu écrire une panse d'a, depuis ces douze jours (Sand). (TLFi)


Appelez-moi Anatole !

Dans l'alphabet téléphonique français, on épèle A par Anatole. Dans les usages internationaux, A, c'est Alfa.

voirAlphabets téléphoniques


A toujours en tête

A est, comme on sait, la première lettre de l'alphabet. Voici différentes opinions sur cette place privilégiée :

Quand vng enfant naist, la premiere voix quil faict contient en elle, se dict on, ceste lettre A, & a ceste cause noz bons peres Anciens lont plustost mise la premiere au renc des lettres, quilz nont mis ou M, ou S, ou quelque aultre de toutes les lettres. (Tory 1529 : feuille 31)

[A] Est le premier son de la voix de l'enfant nouveau né, la plus aisée des voyelles à prononcer, et la premiere lettre non seulement de l'alphabet François, mais aussi de ceux des autres langues. (Nicot [1606] – Dictionnaires d'autrefois)

A eſt à la tête, non de droit divin, […], mais parce que c'est la voix la plus naturelle, & la première ou du moins la plus fréquente dans la bouche des enfants. L'ouverture de bouche nécessaire à la prononciation de cette voix, est de toutes la plus aisée & celle qui laisse le cours le plus libre à l'intérieur. (Beauzée 1797 : I, 7)

A : der edelste, ursprünglichste aller laute, aus brust und kehle voll erschallend, den das kind zuerst und am leichtesten hervor bringen lernt, den mit recht die alphabete der meisten sprachen an ihre spitze stellen (Jakob & Wilhelm Grimm 1854)
– le plus noble et le plus originel de tous les sons, qui résonne pleinement en sortant de la poitrine et de la gorge, que l'enfant apprend d'abord et le plus aisément à produire et que les alphabets de la plupart des langues placent à juste titre à leur tête

Expressions

– de A à Z

– ne savoir ni A ni B

On dit communément de quelqu'un qui ne sait pas lire, & figurément de quelqu'un qui est fort ignorant, qu'Il ne sait ni A, ni B. (Dictionnaire de l'Académie, 4e édition, 1762 – Dictionnaires d'autrefois)

A, c'est bien

Utilisé dans une échelle de notation, A représente la meilleure note, et il peut être nuancé par les signes + et – : on a alors A+ et A, ou A+, A et A –.

Ce système est parfois utilisé dans les établissements scolaires (notamment au lendemain de Mai 68), mais pas seulement. Ainsi, l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES), créée en 2006, attribue aux formations et équipes de recherche qu'elle évalue les notes A+, A, B ou C.

Dans le domaine de la finance, les grandes agences de notation attribuent aux Etats et aux institutions des notes dont la plus élevée est AAA (appelée souvent "triple A"). Suivent AA+, AA, AA-, A+, A,.A-.

Expression : Il est marqué à l'A.

Sorte de proverbe pour dire : être homme de bien et d'honneur, de mérite et de probité. Ce proverbe est tiré de la valeur des monnaies de France, qui étaient marquées selon l'ordre des lettres de l'alphabet, et dont celles de meilleur aloi étaient marquées à l'A. (Méry 1868 : 305)

Il est marqué à l'A se dit d'un homme de bien, d'honneur et de mérite ; et ce proverbe est emprunté des monnaies qu'on marquait aux villes de France par ordre alphabétique, selon leur primauté : la monnaie de Paris, réputée du meilleur aloi, était marquée de l'A. (Littré – Dictionnaires d'autrefois)


Valeurs de a en français

voirOrthographe du français

<a>

a seul représente toujours la voyelle [a] : patte.

a peut être combiné avec un diacritique, il représente alors également la voyelle [a], rarement en français actuel [ɑ]

– à : présent dans la préposition à et l'adverbe ainsi que voilà, là-bas représente également la voyelle [a]
– â, en français actuel, est de plus en plus réalisé comme [a], même s'il peut parfois représenter une voyelle plus ouverte, plus longue et articulée plus en arrière [ɑ:] : pâte ~ patte

a entre dans la composition d'une ligature :

æ [e] : Lætitia

Enfin, a entre dans la constitution de digrammes ou de trigrammes qui représentent une voyelle différente :

[a] – <aen> (Caennais)
[ɛ] – <ea> (break), <ai> (chaise),<aî> (paître)
[o] – <au> (au), <eau> (eau), <ao> [Saône]
[ɔ] – <au> (Laure)
[u] – <aou> (saoule), <aoû> (août)
[ɑ̃] – <an> (an)
[ɛ̃] – <aim> (faim)

<a> constituant à lui seul un mot est la forme de troisième personne du singulier du verbe avoir au présent.

[a] interjection

[a], transcrit <ah>, est une interjection issue du latin et qui sert à exprimer différents sentiments. Voici ceux que relève, pour le latin, Freund (1924 :)

– la douleur, l'affliction
      Ah, nescis quam doleam (ah ! tu ne sais pas combien je souffre) (Térence)
– la prière pour détourner un malheur
      Ah ! noli (ah, non ! ne le fais point) (Plaute)
– l'indignation, le blâme
      Ah, stulte ! (ah, sot que tu es !) (Térence)
– l'exhortation
      Ah, desine ! (ah, cesse !) (Térence)
– la consolation
    Quid ? ah ! volet, certo scio (ah ! il le voudra, j'en suis sûr) (Térence)
– la plaisanterie, la joie ex de plaute
     – Male tibi Di faciant. – Dic isti. – Ah ! – Quid est, ecquid lubet ? – Lubet. Malheur à toi, de par les dieux ! – Garde tes vœux pour elle. – Ah ! (avec un soupir de contentement) – Qu'est-ce ? Es-tu contente ? (Plaute)

[a] onomatopée

[a], transcrit <ha>, répété, imite un ricanement.

<a>, <A> abréviations

Elles sont nombreuses...

voirAbréviations


Symbolique de A

Lettres-images

l-img
A = Tour Eiffel.
Boutique de vêtements.
Oloron-Sainte-Marie (France, 64), 2007.
tif
A = ciseaux, apostrophe = cheveu, I = peigne.
Salon de coiffure.
Vendœuvres (France, 36), 2010.

voirAutres lettres-images

A et le corps humain selon Tory

tory
Du traict trauersãt en l'A,
accorde au mẽbre genital de l'hõme

La ligne basse du trauerçant traict de la lettre A, cy pres designée & figurée, est iustement assize dessoubz la ligne diametralle de son quarré, & dessoubz le penyl de Lhomme aussi y figure. Toutes les susdites autres lettres qui ont trauerçant traict ou briseure, lont dessus la dicte ligne diametrale. Mais ceste lettre cy A, pource qu'elle est close par dessus, & faicte en Pyramyde, requiert son dit trauerçant traict plus bas que la ditte ligne diametrale. Celluy trauerçant traict couure precisement le membre genital de l'homme, pour denoter que Pudicité & Chasteté auant toutes choses, sont requises en ceulx qui demandent acces & entree aux bonnes lettres, desquelles le A. est lentree & la premiere de toutes les abecedaires. (Tory 1549 : 29-30)

A, est en figure pyramidale & triangulaire ensuyuant raison naturelle. Nous voyons que choses edifiées en poincte, sont plus constantes & durables que celles qui sont aussi larges en hault quen bas. D'autre part A, est aucunement en forme de compas. Les deux pattes representent les deux piedz, & la summité est pour la teste. Le trauersant traict dudict A, nous signifie vne regle en secrette demonstration qu'à bien faire & designer lettres Attiques, le compas et la regle y sont necessairement requis. Oultre plus, A, a les iambes elargies et empattées, comme vng homme a ses piedz & iambes en marchant & passant oultre, pour nous signifier segretement que de luy qui est le premier en l'ordre Abecedaire, fault proceder au B, au C, & à toutes les aultres lettres selon leur disposition & ordre. (Tory 1549 : 69)

duerer Autre exemple de la définition géométrique de A par Albrecht Dürer (1525) – texte en allemand... du XVIe siècle.

Cliquez sur la vignette pour voir l'image en grand.

Voir aussi André (2002 : 28) pour d'autres définitions géométriques de A.

Poésie

Victor Hugo

A, c’est le toit, le pignon avec sa traverse, l’arche, arx ; ou c’est l’accolade de deux amis qui s’embrassent et qui se serrent la main.
    (Hugo s.d. : 28)

Arthur Rimbaud

A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d'ombre
    (Rimbaud, Voyelles in Rimbaud 1895 : 7)

A finale féminine

En latin, les noms féminins de la première déclinaison se terminent par -a (rosa).

Mais nombre de prénoms féminins utilisés en France (et aussi ailleurs) se terminent également par -a, quelle que soit leur origine. Ils connaissent, depuis une vingtaine d'années, une popularité certaine. En voici quelques-uns :

Alexandra, Barbara, Clara, Elisa, Emma, Jessica, Lætitia, Laura, Léa, Lisa, Lydia, Maria, Nina, Olga, Patricia, Sandra, Vanessa


Quelques devinettes

Je suis capitaine de vingt-quatre soldats ; sans moi Paris serait pris. – On comprend que ce capitaine est la lettre a.

Quels sont les A les plus respectables ? – Ce sont les Aloyaux.

Quelles sont les plus vieilles de toutes les lettres ? – Les lettres A G.

Quelles sont les lettres les plus incommodes ? – Les lettres A J T.

Pourquoi la lettre A est-elle plus intelligente que la lettre B ?
– Parce qu'elle est bien plus avancée (avant C).

Quel est l'inventeur de la première lettre de l'alphabet ? – Rata. Rata fit A.

    Source : Le Gai (1860 : 1, 216, 228).


Références bibliographiques

André, Jacques, 2002. De Pacioli à Truchet : trois siècles de géométrie pour les caractères. in : Escofier , Jean-Pierre (ed.), 2002. 4000 ans d'histoire des mathématiques : les mathématiques dans la longue durée. Actes du 13ème colloque Inter-IREM d'épistémologie et histoire des mathématiques. IREM-Rennes, 1-38. Document en ligne sur le site HAL, consulté le 2013-02-26.
http://hal.inria.fr/inria-00000956.

Beauzée, [Nicolas], 1767. Grammaire générale, ou Exposition raisonnée des éléments nécessaires du langage : pour servir de fondement à l'étude de toutes les langues. Tome premier. Paris : J. Barbou. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2013-02-25.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k50449f.

Dictionnaires d'autrefois. Université de Chicago. Documents en ligne, consultés le 2013-02-23
http://artflx.uchicago.edu/cgi-bin/dicos/pubdico1look.pl?strippedhw=a.

Dürer, Albrecht, 1525. Freund, Guill[aume], 1924. Grand dictionnaire de la langue latine. Tome I. Paris : Firmin-Didot. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2011-11-14 :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58464809

Grimm, Jakob & Wilhem (1854 sq.). Deutsches Wörterbuch. Document en ligne, consulté le 2013-02-24.
http://woerterbuchnetz.de/DWB/?lemid=GA00001.

Hugo, Victor, s.d. En voyage. Alpes et Pyrénées. Paris : Librairie du Victor Hugo illustré. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2010-10-21.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k103019r.

Jensen, Hans, 1958. Die Schrift in Vergangenheit und Gegenwart. 2. Auflage. Berlin : Deutscher Verlag der Wissenschaften.

Le Gai, Eugène, 1860. Dictionnaire des calembours et des jeux de mots. Paris : Passard. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2009-05-16.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110518b.

Mediavilla, Claude, 1993. Calligraphie. Du signe calligraphié à la peinture abstraite. Paris : Imprimerie nationale.

Méry, C. de, 1868. Histoire générale des proverbes, adages, sentences, apophthegmes. Tome 2. Paris : Delongchamp. Document en ligne sur le site Google Livres, consulté le 2013-02-25.
http://books.google.com/.

Rimbaud, Arthur, 1895. Poésies complètes. Paris : Léon Vanier. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2010-10-21.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k70283g.

Steffens, Franz, 1910. Paléographie latine. Trèves : Schaar & Dathe, Paris : Champion. Document en ligne, consultés le 2008-12-21.
– sur le site de l'université de Fribourg, Suisse : http://www.paleography.unifr.ch/steffens_fr/ ;
– sur le site de la Direzione Generale per gli Archivi, Roma :
http://www.icar.beniculturali.it/biblio/_view_volume.asp?ID_VOLUME=51.

TLFi = Trésor de la langue française informatisé. Document en ligne, consulté le 2013-02-25. http://atilf.atilf.fr/.

Tory, Geofroy, 1529. Champ Fleury. Paris : Tory/Gourmont. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2009-05-16.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k50961p.

Tory, Geoffroy, 1549. L'art & science de la vraye proportion des Lettres Attiques, ou Antiques, […]. Paris : Viuant Gaultherot. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2010-10-20.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k52553f.


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