Jacques Poitou
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Forme phonique



N.B. Les représentations graphiques sont écrites <entre crochets>, les représentations phonétiques [entre crochets droits], les représentations phonologiques /entre barres obliques/.


Approches des sons du langage

Les sons du langage constituent des bruits spécifiques de par leurs caractéristiques physiques, leur origine (ils sont articulés par un être humain à l'aide de son appareil phonatoire), leur destination (ils sont destinés à être perçus et décodés par un être humain) et, surtout, leur relation directe avec un système linguistique.

Les sons du langage peuvent être l'objet de différents approches :

– des approches phonétiques : approche physique (phonétique acoustique), approches physiologiques (phonétique articulatoire et auditive) ;
– une approche phonologique : étude des sons d'une langue par rapport au message (au signifié) qu'ils véhiculent et dans leurs rapports entre eux.


Phonétique articulatoire

L'appareil phonatoire

Les sons du langage sont produits par l'être humain à l'aide de différents organes qui constituent son appareil phonatoire. Il comprend :

– l'appareil respiratoire qui permet l'inspiration et l'expiration de l'air de l'extérieur aux poumons et inversement ;
– le larynx ;
– les cordes vocales – la glotte est l'espace circonscrit par les deux cordes vocales ;
– les cavités supraglottales, qui fonctionnent comme caisses de résonance pour les sons issus du larynx ;
– le pharynx ;
– la cavité buccale (la bouche), dans laquelle on distingue (entre parenthèses les noms latins à partir desquels sont formés les adjectifs servant à caractériser les sons du langage) : le palais – palais dur (palatum), voile du palais (velum), luette (uvula) –, les dents (dentes), les alvéoles (alveoli), la langue (lingua) – pointe de la langue (apix), dos (dorsum) ;
– la cavité labiale entre les lèvres (labiae) et les dents ;
– les fosses nasales (nasum).

Phonation

On appelle phonation les processus physiologiques qui permettent à l'être humain la production des sons.

La plupart des sons sont produits dans le cadre du processus de respiration : pas de sons sans courant d'air (à l'exception des clics). Les sons du langage sont généralement expirés (même si l'on peut prononcer au moins des voyelles en inspirant de l'air). La phase d'expiration est plus longue dans la phonation que dans la respiration normale.

Le son laryngé fait ou non vibrer les cordes vocales, d'où une distinction entre sons sonores (voisés) ou sourds (non voisés). Les cavités buccale et nasale peuvent être fermées ou ouvertes : pour les voyelles nasales du français (<an, on, un, in>), de même pour les consonnes nasales (<n, m, ng>), la cavité nasale est ouverte ; pour l'articulation des consonnes nasales, la cavité buccale est fermée.

D'autres facteurs permettent l'articulation de sons différents.

Les voyelles sont caractérisées par un passage libre de l'air, tandis que dans le cas des consonnes, le passage de l'air est rétréci (consonnes fricatives) ou fermé (consonnes occlusives).

On appelle point d'articulation l'endroit où le passage de l'air est le plus étroit (voire fermé). On peut distinguer, selon la partie de la langue qui joue un rôle, des consonnes apicales et des consonnes dorsales. Selon la partie du palais où a lieu l'articulation, on distingue des consonnes (ou des voyelles) dentales, alvéolaires, palatales, vélaires, uvulaires (sans oublier les pharyngales, les glottales et les laryngales). On appelle labiales les voyelles ou consonnes dans lesquelles l'ouverture et la forme des lèvres joue un rôle.

Enfin, on peut distinguer les sons selon leur longueur (ou quantité).


Des sons aux unités linguistiques : notions de base de phonologie segmentale

Le phonème

Les sons du langage intéressent le linguiste du fait de leur relation directe avec un message linguistique. Mais ces sons varient d'un locuteur à un autre, d'un énoncé à un autre.

Quelques expériences courantes suffisent à révéler ces variations :

– si l'on peut reconnaître un locuteur à la voix, c'est bien que les sons produits par chaque locuteur ont quelque chose de spécifique, même pour un même message ;
– un même locuteur ne produit pas, pour un même message, les mêmes sons selon les conditions dans lesquelles il se trouve : les sons ne sont pas les mêmes si ce locuteur chuchote le message à l'oreille de quelqu'un d'autre ou s'il les crie à un interlocuteur situé à une certaine distance ; ils ne sont pas les mêmes selon la condition physique dans laquelle il se trouve (on reconnaît tout de suite quelqu'un qui est enrhumé...) ; un même locuteur peut parler plus ou moins vite selon son interlocuteur, etc. ;
– des sons émis pour un même message par deux locuteurs différents peuvent être articulés de façon différente.

Exemple : dans la phrase La voiture roule sur la route, le son qui correspond à la lettre <r> peut être soit grasseyé à l'arrière de la bouche (sans occlusion) – c'est le prononciation la plus courante en français –, il peut être roulé à l'arrière de la bouche (plusieurs occlusions) ou, chez certains locuteurs, roulé à l'avant de la bouche (plusieurs occlusions se succédant rapidement). Mais, dans tous les cas, c'est le même élément linguistique qui est réalisé et perçu. Et il se distingue d'autres éléments : quelle que soit la réalisation de <r>, le mot <roule> est réalisé et perçu différemment de <poule>, <boule>, <coule>, <moule>, <saoule>, <joule>, etc.

On appelle phonème la plus petite unité segmentale distinctive. Dans l'exemple ci-dessus, il y a donc un phonème unique /r/, qui peut être réalisé de plusieurs façons, et ce phonème est distinct des phonèmes présents dans les autres mots : /p/, /b/, /k/, /m/, /s/, /ʒ/.

Mise en évidence des phonèmes

On procède à la mise en évidence des phonèmes par la méthode des paires minimales : si, dans un même environnement (un même mot), à deux sons différents correspondent deux sens différents, alors, il convient de poser des phonèmes différents pour ces deux sons.

– français : boule, coule, foule, joule, moule, poule, roule. Ces mots ne diffèrent que par leur initiale et à chacun correspond un sens différent. On posera donc les phonèmes (qu'on écrit entre barres obliques) /b/ ~ /k/ ~ /f/ ~ /ʒ/ ~ /m/ ~ /p/ ~ /r/. Chacun de ces phonèmes a une réalisation phonétique qu'on écrit entre crochets droits [b], [k], [f], etc. Au phonème /r/ correspondent au moins trois variantes de réalisation (voir ci-dessus).

– français : cale, quelle, col, cool. Sur la base du même raisonnement, on pose les phonèmes vocaliques : /a/ ~ /ɛ/ ~ /ɔ/ ~/u/.

Allophones : variantes de réalisation d'un phonème

On appelle allophones les variantes de réalisation phonétique d'un phonème. Le phonème français /r/ a trois allophones.

Les allophones d'un même phonème peuvent être en distribution libre. Le choix entre eux n'est pas conditionné par leur environnement linguistique, mais par les habitudes de prononciation des locuteurs ou par les conditions d'énonciation.

Les allophones d'un même phonème sont en distribution complémentaire si chacune des variantes est conditionnée par son environnement : dans tel environnement apparaît telle réalisation, dans un tel autre environnement telle autre.

L'exemple classique est celui du <ch> allemand.
1. On constate qu'après des voyelles vélaires, le son [ç] est exclu et après les voyelles palatales, le son [x] est exclu. Il n'existe pas d'environnement où l'on pourrait trouver [x] et [ç] (avec différences de sens).
   [x] : Bache, Koche, Buche, Bauche
   [ç] : Michel, Bäche, Bücher, Köche
2. De ce fait, on conclut qu'il n'y a pas deux phonèmes différents, mais un seul phonème (qu'on peut écrire – par convention /x/, /ç/ ou /x, ç/. Et ce phonème a deux réalisations en distribution complémentaire [x] après voyelle vélaire et [ç] après voyelle palatale.

Comme on le voit au travers de cet exemple et au travers de celui du /r/ français, un phonème ne peut pas toujours être défini sur la base des propriétés articulatoires de ses réalisations : [x] et [ç] sont tous les deux des consonnes fricatives sourdes, mais diffèrent par leur point d'articulation. Et entre les différentes réalisations de /r/, le seul trait commun est qu'il ne s'agit pas d'une voyelle...

Neutralisation d'opposition : archiphonème

Dans certains environnements, une opposition entre deux phonèmes de la langue est neutralisée.

– français : il existe, entre autres, les deux phonèmes /e/ et /ɛ/ (opposition entre chanté et chantait, entre et raie, entre thé et taie, etc. Mais dans certains environnements, cette opposition ne fonctionne pas, elle est neutralisée. Ainsi, dans une syllabe fermée (terminée par une consonne), seul /ɛ/ est possible : bête, bec, baisse, benne, Berre, bègue.

On appelle archiphonème l'ensemble de deux phonèmes dont l'un ou l'autre est exclu dans certaines positions.

Autres exemples :
– français : l'opposition entre /ø/ et /œ/ (il s'agit d'une opposition d'ouverture, les deux voyelles sont des palatales arrondies) est neutralisée en syllabe fermée devant /z/ au profit de /ø/ (gueuse, Meuse, vendeuse) et devant /r/ au profit de /œ/ (heure, beur, peur, leurre, meurt, sœur). Et il s'agit bien de deux phonèmes différents comme l'atteste la paire minimale <jeune> ~ <jeûne>.
– allemand : l'opposition de sonorité entre /p/ et /b/, entre /t/ et /d/, entre /k/ et /g/, entre /f/ et /v/, entre /s/ et /z/ est neutralisée à la finale, en syllabe fermée, au profit de la sourde : taub [taʊp] (mais Taube [taʊbə]), Rad [ʀa:t] (mais Räder [ʀɛ:dɐ]), Rat [ʀa:t] (mais Räte [ʀɛːte]), etc.


Syllabation et coarticulation

Syllabe

On analyse la syllabe comme constituée de deux parties, l'attaque (onset) et la rime, celle-ci est elle-même constituée de deux parties, le noyau et la coda. Onset et coda peuvent être vides.

syllabe

On appelle traditionnellement syllabe ouverte une syllabe dont la coda est vide (CV) et syllabe fermée une syllabe dont la coda est occupée par une ou plusieurs consonnes (CVC).

Ainsi, le découpage de la phrase Dans le temps, les enfants allaient tous à l'école le samedi est le suivant (par convention, on sépare les syllabes par un point) :

[dɑ̃.ltɑ̃.lɛ.zɑ̃.fɑ̃.a.lɛ.ta.le.kɔl.lə.sam.di]

On notera la prédominance de syllabes ouvertes.

Comme on le voit, les syllabes qui fonctionnent sur le plan phonique ne correspondent pas nécessairement aux segments que l'on distingue sur le plan graphique.

En français, les phénomènes de liaison font que les divisions entre syllabes ne coïncident pas avec les mots délimités par des blancs sur le plan graphique. On peut distinguer quatre cas de figure :
   – La liaison est obligatoire et marquée graphiquement par l'apostrophe : <l'arrivée d'Anatole> [la.ʁi.ve.da.na.tɔl].
   – La liaison est obligatoire (ce n'est le cas qu'au sein d'un même syntagme – notamment entre l'article et le mot qui suit au sein du syntagme nominal – et avec les clitiques) : <un étudiant étranger> [œ̃.ne.ty.djɑ̃.e.tʁɑ̃.ʒe], <il nous invite> [il.nu.zɛ̃.vit].
   – La liaison est facultative : p. ex. après une préposition comme après : <après avoir mangé> – [a.pʁɛ.za.vwar.mɑ̃.ʒe] ou [a.pʁɛ.a.vwar.mɑ̃.ʒe].
   – La liaison est impossible : p. ex. pas de liaison après <et> – <un et un> [œ̃.e.œ̃].

En allemand, il n'y a pas de liaison entre les mots (ou entre les morphèmes au sein d'un même mot dans la prononciation standard : <was ist das ?> [vas.ʔɪst.das], <Arbeitsamt> [aʀ.baɪts.ʔamt]. Mais dans une prononciation rapide (Presto-Form), certaines liaisons (voire certaines assimilations) apparaissent : <hast du> [hast.du] (Lento-Form), [has.tu], voire (en berlinois p. ex.) [has.tə] (Presto-Form), <Schublade> [Su:.pla:.də].

La syllabe est l'unité de base de la prosodie (accentuation, intonation, rythme).

Coarticulation

Dans une même syllabe, les éléments qui la constituent sont coarticulés.


Prosodie, accentuation, intonation

On appelle suprasegmentaux les faits phoniques qui se superposent à la concaténation des phonèmes (c'est-à-dire des segments constitutifs de la chaîne parlée).

Accentuation

Dans le flux sonore, certaines syllabes apparaissent comme saillantes et d'autres non. Les syllabes saillantes sont dites accentuées. Mais cette saillance peut résulter de plusieurs faits :

– Les syllabes peuvent se distinguer par le fait qu'elles sont prononcées à un plus haut niveau sonore : c'est l'accent d'intensité.
– Elles peuvent se distinguer par leur longueur et notamment par l'allongement du noyau vocalique ; voir la différence entre <Il fait trop chaud> et <Il fait trooop chaud>.
– Elles peuvent se distinguer parce qu'elles marquent (ou coïncident avec) une rupture mélodique.
Trois faits qui peuvent être en corrélation les uns avec les autres : voir en allemand la correspondance, dans certains cas, entre voyelle longue et accent d'intensité : ItalienItaliener ([i'ta:ljən] – [ita'lje:nɐ]).

Accent

On emploie généralement le terme accent pour désigner l'accent d'intensité. L'accent est porté par la syllabe.

Les caractéristiques de l'accent sont les suivantes (pour plus de précisions, voir Hayes 1995 : 24 sqq.) :

– "culminativity" : "each word or phrase has a single strongest syllable bearing the main stress" (Hayes 1995) ;
– distribution rythmique de l'accent : l'accent repose sur contraste entre syllabes plus ou moins accentuées, c'est une valeur relative ; une syllabe est plus ou moins accentuée que la suivante et que la précédente. "syllable bearing equal levels stress tend to occur spaced at roughly equal distances" (Hayes 1995) ;
– hiérarchie des accents (deux niveaux ou plus) ;
– l'accent vaut pour une syllabe, à l'intérieur de ses frontières ; il ne contamine pas les syllabes voisines.

Accent de mot, accent de syntagme, accent de phrase

L'accentuation forme une structure hiérarchique : chaque mot qui relève d'une catégorie majeure (nom, verbe, adjectif) a une syllabe accentuée (en français en général la dernière, mais l'accent d'intensité est relativement faible en français ; en allemand en général l'avant-dernière). Mais dans chaque syntagme et a fortiori dans la proposition, un terme porte l'accent principal (dans le syntagme nominal français en général le dernier) : <son petit ami>. Il y a donc lieu, le cas échéant, de distinguer plusieurs niveaux d'accent.

L'accent de mot est marqué, dans les conventions de l'API, par une apostrophe, un accent secondaire par une double apostrophe :

allemand <Straßenbahnen> ['Stra:.sən."ba:.nən]

L'organisation des structures accentuelles est l'objet de la phonologie métrique (voir Hayes 1995).

Intonation

Outre les variations accentuelles, la réalisation de la chaîne parlée est marquée par des variations dans la hauteur de la voix : il s'agit de l'intonation (ou mélodie).

Il convient de distinguer ce que, pour une langue comme le chinois, on appelle les tons et qui portent sur une syllabe et l'intonation qui vaut, dans une langue comme le français, pour des groupes de mots.

En chinois, les tons (on en distingue cinq) contribuent à la différenciation des signifiés. Ainsi, à un même segment /ma/ correspondent, selon le ton, des signifiés différents – maman, chanvre, cheval, injurier, particule interrogative – et aussi, à l'écrit, des caractères différents.

ma

Les ruptures mélodiques coïncident avec les syllabes portant l'accent d'intensité.

Des courbes mélodiques différentes correspondent à des valeurs énonciatives différentes : interrogation, assertion, phrase non terminée, etc. Sur l'intonation de l'allemand, voir, sur ce site, les fiches correspondantes sur la page Fiches de grammaire.


Repères épistémologiques

Prémisses

Baudoin de Courtenay (1845-1929) : distinction entre une physiophonétique (la phonétique proprement dite) et une psychophonétique (ce qui deviendra la phonologie proprement dite) (Mounin 1985 : 223-224) ; le phonème est défini comme l'équivalent psychique du son articulé (Meinhold & Stock 1982 : 38).

Phonologie structurale : Troubetzkoy, Jakobson, Martinet

Ecole de Prague (représentants les plus célèbres : Jakobson (Russe exilé qui avait fondé à Moscou le Cercle linguistique de Moscou) et Troubetzkoy (1890-1938). Thèses du 1er Congrès des philologues slaves (1929). Troubetzkoy : Principes de phonologie (1939).

Le phonème est défini comme une unité phonologique non susceptible d'être dissociée en unités plus petites et plus simples et le système phonologique comme un ensemble d'oppositions qui peuvent servir à distinguer des significations lexicales et morphologiques. L'architecture du système repose sur des oppositions et des corrélations entre phonèmes.

André Martinet (1908-1999). Economie des changements phonétiques (1955).

Roman Jakobson (1896-1982 : Moscou, Prague, USA).

Le phonème est défini comme la somme des propriétés phoniques simultanées par lesquelles un son de la langue donnée se distingue de ses autres sons en tant que moyen pour différencier la signification des mots (1932). D'où l'étude des traits distinctifs, avec l'objectif de mettre en évidence des universaux phonologiques. Les traits distinctifs peuvent correspondre à des propriétés acoustiques ou articulatoires ou peuvent être conçus de façon plus abstraite.

Phonologie générative

Chomsky, Noam & Halle, Morris, 1968 : The Sound Pattern of English. [SPE] 1968. Etablissement de règles phonologiques permettant de donner leur forme de surface aux unités sous-jacentes et transformant donc des unités définies en segments phonétiques.

Phonologie post-SPE (voir Laks 1997)

– analyse des phénomènes prosodiques (accentuation, intonation, harmonies vocaliques et consonantiques) qui ne peuvent pas être rapportés à un segment minimal ; analyse de la syllabe comme structure hiérarchisée et non seulement comme suite de phonèmes ; recours aux concepts de pied et de more ;
– remise en cause du modèle dérivationnel/transformationnel (phonologie déclarative, configurationnelle) ;
– remise en cause de l'analyse du phonème comme paquet non ordonné de traits ;
– remise en cause de l'unilinéarité de la phonologie (phonologie autosegmentale, multilinéaire) ;
– travaux connexionnistes.


Références bibliographiques

Arrivé, Michel, Gadet, Françoise & Galmiche, Michel, 1986. La grammaire d'aujourd'hui. Guide alphabétique de linguistique française. Paris : Flammarion.

Bilger, Mireille & Blanche-Benveniste, Claire, 1999. Français parlé – oral spontané. Quelques réflexions. Revue française de linguistique appliquée 1999, 4-2 : 21-30.

Duchet, Jean-Louis, 1995. La phonologie. 4e édition. Paris : PUF. Que sais-je ? 1875.

Durand, Jacques, 1990. Generative and Non-Linear Phonology. London/New York 1990.

Goldsmith, John A. (ed.), 1995. The Handbook of Phonological Theory. Cambridge: Blackwell.

Hayes, Bruce, 1995. Metrical Stress Theory. Principles and Case Studies. Chicago/London : University of Chicago Press.

Jakobson, Roman, 1980. La charpente phonique du langage. Paris : Minuit.

Laks, Bernard, 1997. Nouvelles phonologies. Langages 125 : 3-13.

Malmberg, Bertil, 1994. La phonétique. 17e édition. Paris : PUF. Que sais-je ? 637.

Martinet, André (ed.), 1968. Le langage. Paris : Gallimard. Encyclopédie de la Pléïade.

Meinhold, Gottfried & Stock, Eberhard, 1982. Phonologie der deutschen Gegenwartssprache. 2e édition. Leipzig : Bibliographisches Institut.

Mounin, Georges, 1985. Histoire de la linguistique des origines au XXe siècle. 4e édition. Paris : PUF. Le linguiste.


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