Jacques Poitou
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Transcription alphabétique du chinois : le pinyin


Avant 1949

La transcription du chinois en caractères latins a été longtemps une "affaire d'étrangers" (Alleton) : missionnaires catholiques, commerçants, colonialistes. Parmi les nombreux systèmes qui ont été élaborés (Alleton (2002 : 120) cite le chiffre de 35) :

– le système Wade-Giles, défini par Thomas Wade et Herbert Giles (1859-1892) et utilisé en Grande Bretagne ;
– le système Yale, défini dans les années quarante du XXe siècle et utilisé aux USA ;
– le système Lessing-Othmer, défini par Ferdinand Lessing et Wilhelm Othmer au début du XXe siècle et utilisé en Allemagne ;
– le système de l'Ecole française d'Extrême-Orient (EFEO), défini par Séraphin Couvreur en 1902 et utilisé en France.

A partir du XIXe siècle et plus encore dans la première moitié du XXe siècle, des voix s'élèvent en Chine en faveur de l'abandon des carcatères chinois au profit d'un système alphabétique. Des intellectuels progressistes voient dans le système traditionnel d'écriture, trop complexe et trop difficile à apprendre et à utiliser, l'une des causes du retard de la Chine par rapport à l'Occident et l'un des obstacles à son progrès. Impossible, pensent-ils, de faire régresser l'analphabétisme sans changer le système d'écriture.

Voici par exemple ce que l'écrivain chinois Luxun (1881-1936) en dit :

– En nous transmettant l'écriture les anciens nous ont fait un legs important dont on doit leur être reconnaissant, mais quand il s'agit de pictogrammes qui ne dépeignent rien ou d'homophones dont la prononciation diffère, il convient de se montrer un peu moins reconnaissant. (Sur le seuil : Propos d'un profane à propos de l'écriture chinoise, 1934. in Luxun 1979 : 53)
– les caractères chinois sont vraiment l'instrument conforme à une politique obscurantiste. (La renaissance de la langue et l'écriture chinoise, 1934. in Luxun 1979 : 104)
– à mon avis les caractères chinois sont en soi une maladie mortelle. Si on prend un peu de ginseng ou qu'on imagine quelque traitement, peut-être pourra-t-on survivre un peu, mais l'issue finale n'est pas douteuse. (Commençons à parler des caractères altérés, 1934. in Luxun 1979 : 108-109)

Différents projets de création d'un système alphabétique voient le jour, surtout sur la base de l'alphabet latin, aussi bien en Chine que dans les minorités chinoises d'URSS. Projets qui s'inscrivent dans le vaste mouvement de passage à l'alphabet latin pour d'autres langues, en Turquie et en URSS.

voirEcriture du turc
voirEcriture de l'ouzbek

Mais le chaos politique, économique et social dans lequel survit la Chine avant 1949 rend de toute façon impossible une quelconque réforme dans ce domaine.


Objectifs et questions

Dès la fin de la guerre civile (1946-1949), la question de la création d'une écriture phonographique est relancée et des instances sont créées pour en préparer l'élaboration.

Les objectifs sont multiples : faciliter l'apprentissage de façon à réduire l'analphabétisme et élever le niveau culturel du peuple – dans le cadre du développement général du pays, faciliter aussi la communication internationale et, enfin, au moins dans l'esprit de certains, remplacer complètement les caractères chinois. Lors d'une réunion de spécialistes en 1952, Guo Moro précise le cahier des charges fixé par l'autorité politique : "le Président Mao nous a donné des directives afin que la préparation nous conduise vers la route de la phonétisation et que l'alphabet adopte une forme nationale." (in Milsky 1974 : 349)

Plusieurs questions se posent et sont l'objet d'intenses débats :

– quel système alphabétique ? un système "national" comme le zhuyin (voir plus bas) ? l'alphabet cyrillique (les relations avec l'Union soviétique sont alors très étroites) ? ou l'alphabet latin ? – c'est ce dernier qui est finalement retenu ;
– cet alphabet doit-il être utilisé non seulement pour le chinois mais également pour les langues des ethnies non Han de la Chine ? – c'est ce qui s'est fait ;
– le recours à un écriture phonétique, basée sur la prononciation, nécessite que soit avancée la standardisation de la langue (l'autre volet de la réforme) et réduite la diversité des parlers locaux ; comment coordonner les deux réformes ?
– enfin, la création d'une écriture alphabétique doit-elle remplacer complètement (à terme) les caractères chinois ? – si certains l'envisagent très sérieusement, du moins y a-t-il un consensus sur le fait que cela ne pourrait de toute façon se faire que graduellement.

Appelé pinyin, le nouveau système alphabétique est élaboré à partir de 1955 par un comité dirigé par Zhou Youguang (1906-1917) et promulgué en 1958. Il commence alors à être utilisé dans les établissements scolaires, sur des inscriptions dans l'espace public, mais il n'est adopté officiellement comme système unique de transcription qu'en 1979.


Description

Le pinyin met en jeu les 26 lettres de l'alphabet latin et la lettre ü. Les tons sont marqués par des signes diacritiques : macron pour le premier, accent aigu pour le second, caron pour le troisième et accent grave pour le quatrième (soient des signes dont le graphisme correspond à la courbe mélodique de chacun).

ma

Exemple d'exercice de prononciation pour apprenants du chinois (Hui Mingyang 2009) :

mamamama

Les mots polysyllabiques sont écrits d'un seul tenant, mais en cas d'ambiguïté, on utilise une apostrophe pour séparer les syllabes. On peut ainsi distinguer Xi'an de xian.

Ci-dessous l'équivalent phonétique des signes du pinyin. Pour les consonnes figurent sur la 1ère ligne la valeur phonétique dans l'alphabet phonétique international, sur la 2e ligne le pinyin. Les variantes et pour les voyelles, les valeurs des différentes finales ne sont pas mentionnées.

ipa


Cinquante ans après

Cinquante ans après l'adoption du pinyin, la situation est contrastée.

Comme système d'écriture pour les natifs, le pinyin ne s'est pas imposé, même s'il est utilisé à l'école primaire pour l'apprentissage de la langue et des caractères.

ecole Dans une école primaire de Shanghai, au-dessus des lavabos : tableaux pour apprendre les caractères à l'aide du pinyin.

Cliquez sur la vignette pour voir l'image en grand.

Il suffit de se promener dans quelques villes chinoises (ou dans les quartiers chinois de Paris ou de Londres) pour s'en convaincre : dans les villes et sur les routes, l'écriture latine n'est employée que pour les inscriptions en anglais et dans les publicités pour les marques occidentales.

Ce constat peut être mis en relation avec plusieurs faits :

Le premier fait est l'attachement des Chinois à leur système d'écriture par caractères, véhicule d'une longue et riche tradition culturelle. Sa spécificité lui confère un autre rôle dans la civilisation chinoise qu'à l'alphabet dans les pays occidentaux (voir Gernet 2005). Semblablement, les caractères chinois sont toujours employés (au moins en partie) en Corée et au Japon, alors même qu'y existent des systèmes d'écriture phonographique.

voirFonctions et usage de l'écriture en Chine
voirEcriture du coréen
voirEcriture du japonais

Deuxième fait : la généralisation de l'écriture alphabétique aurait pour inconvénient d'entraver l'intercompréhension (à l'écrit) entre personnes parlant des dialectes différents et avec des prononciations différentes. La standardisation de la langue (et notamment de la prononciation) dans l'ensemble de la Chine n'est pas assez avancée pour cela. Mais l'usage exclusif du pinyin aurait aussi un autre inconvénient : ne pas permettre la distinction graphique entre les nombreux homophones.

Chen (1980 : 220) cite un texte élaboré en 1957 par un opposant à la généralisation du pinyin : L'histoire de Monsieur Shi – Mangeur du Lion – récit écrit en style classique de 93 caractères, dont 34 différents. "Mais ils sont tous prononcés Shi, aux quatre tons."

Troisième fait : le maintien de l'écriture traditionnelle n'a pas été un obstacle à la réduction massive de l'analphabétisme, qui était l'objectif principal. Selon le Renmin Ribao du 2010-05-26, la Chine ne compte plus que (ou compte encore...) cinquante millions d'analphabètes en 2010, chiffre que le gouvernement veut faire bassier à dix millions en 2015.

Enfin, le maintien de l'écriture traditionnelle n'a pas non plus été un obstacle à l'utilisation de l'informatique. Mieux : aussi bien pour la dactylographie et la typographie traditionnelles, un système alphabétique aurait été beaucoup plus performant et plus économique que les caractères traditionnels. Selon les calculs de Chen (1987 : 217), il aurait permis une vitesse de saisie au moins deux fois plus rapide – et un coût considérablement plus réduit. Mais cet avantage qu'aurait eu l'abandon des caractères chinois disparaît avec l'émergence des ordinateurs.

voirEcriture du chinois avec un ordinateur

De fait, le remplacement des caractères chinois par une écriture alphabétique n'est plus à l'ordre du jour pour l'instant.

Mais par ailleurs, tout un ensemble de facteurs favorisent la familiarisation des Chinois avec l'écriture alphabétique et singulièrement avec l'écriture latine :

– le développement des échanges commerciaux et des investissements étrangers en Chine, avec entre autres choses l'apparition de publicités en caractères latins dans les grandes villes ;
– la scolarisation généralisée et l'apprentissage de langues étrangères (et d'abord de l'anglais) écrites en caractères latins ;
– l'utilisation de l'ordinateur, du smartphone et d'Internet : l'usage de l'ordinateur nécessite le recours à l'écriture latine, mais c'est aussi le moyen d'obtenir à l'écran des caractères chinois. Dans la méthode de saisie la plus utilisée, on saisit les mots en pinyin et l'ordinateur ou le smartphone les traduit en caractères (d'autres méthodes de saisie évitent le détour par l'écriture latine, elles sont plus rapides, mais plus complexes, et visiblement moins utilisées ; voir à ce sujet Alleton 2003).

Qui plus est, l'utilisation croissante des moyens numériques d'écriture, notamment avec les smartphones, entraîne une raréfication de l'écriture manuscrite : on correspond par SMS ou par mail, on écrit ses devoirs avec un clavier, etc. On écrit alors le plus souvent en pinyin et on clique ensuite sur l'un des caractères proposés à l'écran. On n'écrit donc pas directement les caractères. Du coup, on constate une augmentation importante des problèmes d'écriture et de lecture des caractères par les jeunes générations branchées. Selon la presse chinoise, certains élèves indiquent même qu'ils utilisent leur smartphone quand ils ne se souviennent plus bien du tracé de tel ou tel caractère...

Sources :
La Chine s'engage à réduire à dix millions le nombre d'analphabètes d'ici cinq ans, Renmin Ribao, 2010-05-26. http://french.peopledaily.com.cn/Culture/7391998.html, consulté le 2013-01-31.
Les jeunes Chinois ont du mal avec les caractères, Renmin Ribao, 2012-12-04. http://french.people.com.cn/Culture/8045383.html, consulté le 2012-12-06 et http://french.people.com.cn/8045462.html, consulté le 2012-12-06.


Pendant ce temps, sur l'île de Taiwan

On utilise à Taiwan un système de transcription créé au début du XXe siècle, le zhuyin (appelé aussi bopomofo), à signes spécifiques dérivés du graphisme des caractères chinois. Sur les ordinateurs taiwanais destinés aux habitants de l'île, les signes zhuyin sont inscrits, avec les lettres de l'alphabet, sur les touches du clavier.

– Liste des signes bopomofo et de leurs correspondants en pinyin et dans le système de transcription de Wade-Giles :
http://oclccjk.lib.uci.edu/wgzypy.pdf

– Liste des signes bopomofo disponibles dans le standard Unicode :
http://www.unicode.org/charts/PDF/U3100.pdf

Pour les transcriptions alphabétiques, le système Wade-Giles a longtemps été utilisé exclusivement. En 2002, les autorités taiwanaises d'alors, favorables à l'indépendance de l'île et soucieuses de concurrencer le pinyin, ont adopté officiellement un nouveau système de transcription alphabétique : le tongyong pinyin. Mais il a été loin de faire l'unanimité. Il a été adopté dans certaines localités, tandis que d'autres (comme la municipalité de Taibei) ont préféré le pinyin (continental) pour les inscriptions publiques. Et la presse taiwanaise en langues étrangères a continué à utiliser le système Wade-Giles.

The China Post a publié le 2008-09-18 quelques exemples de variétés orthographiques sur les panneaux indicateurs : Pin Chiang St. / Binjiang St., Singsheng N. Rd. / XinSheng N. Rd. Dans un éditorial publié le 2008-12-15, le même journal faisait remarquer que les noms de rue n'étaient pas orthographiés de la même façon dans la même ville, sur les panneaux indicateurs (financés par le gouvernement) et sur les plaques posées par les municipalités.

En septembre 2008, les autorités taiwanaises ont décidé de mettre fin à ce chaos orthographique qui gênait fortement les étrangers (hommes d'affaires, touristes, etc.) et de généraliser l'utilisation du pinyin créé cinquante ans auparavant sur le continent. Quand cette réforme aura été mise en œuvre, Taiwan aura ainsi le même standard de romanisation que le reste du monde et – incidemment – que la Chine continentale.


A l'étranger

Les systèmes anciens de transcription spécifiques à chaque langue d'accueil ont cédé la place au pinyin, adopté par l'ISO en 1982 (ISO 7098:1991). Son usage s'est rapidement généralisé, y compris dans les publications "grand public" : il avait l'avantage de mettre fin à une période de confusion dans laquelle un même mot pouvait être orthographié de multiples façons.

Ainsi, dans la presse française, Mao Zedong a remplacé Mao Tsé-toung, Zhou Enlai a remplacé Chou En-lai, Deng Xiaoping a remplacé Teng Hsiao-ping, etc.

– Des tableaux de correspondance pinyin/Wade-Giles/Yale/EFEO figurent entre autres sur un site de l'Unesco :
http://portal.unesco.org/culture/fr/ev.php-URL_ID=32315&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

voirTranscription et translittération (problématique générale)

Problèmes et limites de l'adoption du pinyin à l'étranger

Prononciation

Le pinyin est indépendant des normes orthographiques des langues dans lesquelles on utilise des mots chinois. Comme on tend généralement à lire les mots étrangers en fonction du système orthographique de sa propre langue, des natifs de langues différentes n'auront pas la même prononciation des mots chinois : l'unicité de la graphie a pour corollaire une multiplicité de prononciations. Par exemple, un Français lira normalement Guizhou [gizu] et ne se fera guère comprendre des Chinois. Le fondateur de la Chine nouvelle, qu'avant l'introduction du pinyin, on appelait [mao.tse.tuŋ], s'appelle maintenant, pour un Français, [mao.ze.dɔ̃ɡ, tandis qu'un Allemand l'appelle [mao.tse.dɔɳ].

D'où aussi d'éventuels écarts importants par rapport à la prononciation chinoise : <x> – p. ex. dans xiexie (merci) – ne correspond ni à [ks] (comme dans pixel) ni à [gz] (comme dans xérès), mais plutôt à [ç] (comme dans le mot allemand ich). Mais le fait n'est pas nouveau : la prononciation selon les graphies anciennes telles que pouvaient la réaliser des étrangers ne sachant pas le chinois n'avait qu'un rapport assez lointain avec la prononciation d'un natif.

Tons

La réalisation des signes pour les tons pouvant s'avérer difficile (bien qu'évidement pas impossible) avec les claviers d'ordinateurs configurés pour des langues à écriture latine, deux solutions alternatives sont pratiquées :

– la première consiste à indiquer les tons par leur numéro placé à droite de la syllabe (Bei3jing1) ; elle est assez fréquente... quand l'indication des tons est pertinente ;
– la seconde consiste... à s'en passer. C'est la convention le plus souvent utilisée. Elle est plus légitime que celle qui consisterait à ne représenter que ceux qui peuvent aisément être saisis au clavier (accents aigu et grave), comme cela se pratique parfois pour l'écriture du vietnamien. Et elle est d'autant plus légitime qu'un lecteur ne maîtrisant pas le chinois ne pourrait de toute façon pas interpréter ces signes ni en tenir compte dans l'oralisation.

voirEcritures du vietnamien

Exceptions

Dans les publications françaises en français, quelques noms propres bien connus avant le lancement du pinyin sont encore le plus souvent employés avec leur graphie traditionnelle. Voici les plus courants :

– Pékin (Beijing), Nankin (Nanjing), Canton (Guangzhou), Hong Kong (Xianggang), Kowloon (Jiulong), Taïwan (Taiwan), Taïpei/Taïpeh (Taibei) – Dans les publications chinoises en français, Beijing, Nanjing sont régulièrement écrits en pinyin.
– Confucius (Kong Fuzi), Sun Yat-sen (Sun Yixian, Sun Zhongshan), Tchiang Kai-chek (Jiang Jieshi)
– Kuomintang [KMT] (Guomindang)

De même, de nombreux noms propres en liaison avec l'île de Taiwan : Lee Teng-hui (Li Denghui), Ma Ying-jeou (Ma Yingjiu), Wu Poh-hsiung (Wu Boxiong), etc. C'est aussi ainsi qu'ils sont écrits dans la presse chinoise continentale en français et en anglais.

A ces termes s'ajoutent quelques toponymes d'origines diverses et sans ressemblances avec leurs équivalents chinois : Chine (Zhongguo), Macao (Aomen), Tibet (Xizang).


Références bibliographiques

Alleton, Viviane, 2002. L'écriture chinoise. 6e édition. Paris : PUF. Que sais-je ? 1374.

Alleton, Viviane, 2003. Ecriture chinoise : permanence et fragilités. Faits de langues 2003, 22 : 193-204.

Chen, John T.S., 1980. Les réformes de l'écriture chinoise. Paris : Collège de France. Mémoires de l'Institut des hautes études chinoises, 12.

Gernet, Jacques, 2005. La Chine. Aspects et fonction psychologiques de l'écriture. in : Cohen, Marcel & Peignot, Jérôme, 2005. Histoire et art de l'écriture. Paris : Laffont, 483-504. Collection Bouquins.

Hui Mingyang, 2009. Utilisation des documents authentiques dans l’enseignement du chinois en France. Mémoire de master. Université Lumière Lyon 2.

Lehmann, Winfred (ed.), 1975. Language and Linguistics in the People's Republic of China. Austin/London : University of Texas Press.

Luxun, 1979. Sur la langue et l'écriture chinoises. Traduction et présentation par Michelle Loi. Paris : Aubier-Montaigne.

Milsky, Constantin, 1974. Préparation de la réforme de l'écriture chinoise en République populaire de Chine (1949-1954). La Haye/Paris : Mouton & Co.

Wang Zhuoqiong, 2007. Ghost of illiteracy returns to haunt country. China Daily, 2007-04-02. Document en ligne, consulté le 2009-01-10.
http://www.chinadaily.com.cn/cndy/2007-04/02/content_841175.htm


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