Jacques Poitou
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Ecriture chinoise et informatique



On distingue deux types de jeux de caractères.

Pour les caractères simplifiés, le jeu de caractères appelé GB 2312 (Guojia Biaozhun) et créé en 1980 comprend 6763 caractères. Sa dernière version, GB 18030, en comprend 27 496. Ces jeux de caractères comprennent aussi les caractères latins, cyrilliques, japonais, etc.

voirCaractères simplifiés

Pour les caractères traditionnels (encore utilisés à Hong Kong, Taiwan, etc.), le jeu de caractères appelé Big Five (BIG5) comprend 13 051 caractères ; créé en 1984, il a donné lieu à plusieurs extensions : le standard officiel de Taiwan comprend 48 027 caractères, une extension de 4 511 caractères vaut pour Hong Kong (Hong Kong Supplementary Character Set – HKSCS).

– La liste des caractères disponibles dans le standard Unicode figure dans le document "CJK-Unified Ideographs" : http://www.unicode.org/charts/PDF/U4E00.pdf (et quelques autres).

– Sur l'élaboration du standard Unicode, consulter le chapitre 11 du manuel Unicode sur le site d'Unicode ou en version française sur :
http://hapax.qc.ca/pdf/Chapitre-11.pdf.

– Pour plus de précisions sur les standards de codage, voir Chinese Mac, d'où sont extraites les données ci-dessus.

voirASCII, Unicode


Comment saisir les caractères

La saisie des caractères peut se faire selon trois méthodes (avec des variantes et des méthodes hybrides) [les exemples ci-dessous valent pour les caractères simplifiés] :

On peut produire les caractères à partir de la saisie de la forme phonétique, soit en pinyin (avec ou sans les tons), soit en zhuyin (alphabet phonétique traditionnel utilisé à Taiwan). Les caractères homophones s'affichent à l'écran et on choisit avec la souris celui qui convient. Ainsi pour obtenir le caractère signifiant brillant, on saisit ming, 13 caractères différents s'affichent, il suffit de choisir le deuxième. – Avantage de cette méthode : elle est facile à apprendre. Inconvénient : elle nécessite la connaissance de la prononciation standard. C'est cette méthode qui semble la plus répandue.

voirPinyin

On peut produire les caractères à partir de la saisie des éléments graphiques qui les constituent (clés et traits) : à partir de la saisie du code des éléments graphiques qui les constituent (traits dans l'ordre standard dans lequel on les écrit, clés) s'affiche le caractère que l'on veut. Ainsi, avec la méthode wubizixing, pour le même caractère ming, on saisit simplement je et le caractère s'affiche. Selon Joe Wincentowski (auteur d'un didacticiel pour cette méthode, sur le site de Chinese Mac), on peut saisir avec cette méthode 160 caractères à la minute – soit une vitesse de saisie sensiblement plus rapide que pour les écritures alphabétiques. Inconvénient : cette méthode nécessite un certain apprentissage. Avantage : la rapidité.

Enfin, on peut produire les caractères à partir de la saisie de leur code numérique. Ainsi, pour ming, avec la méthode quwei, on saisit 3587 et le caractère s'affiche. Mais cette méthode nécessite de connaître les codes de milliers de caractères... Et les codes ne sont pas les mêmes selon les méthodes (pour le même caractère, le code Unicode est 660E).

Des programmes permettent de basculer d'un clic de souris des caractères simplifiés aux caractères traditionnels et vice-versa.

Les systèmes d'exploitation récents permettent d'utiliser toutes ces possibilités. Leur mise en œuvre dépend des systèmes.

Dans Mac OS X, ces ressources sont intégrées au système. Si on en a besoin, il suffit d'activer les utilitaires de saisie dans les Préférences Système (International).


Références

Chinese Mac. Using the Chinese language on the Mac OS. Documents en ligne sur le site de l'université de Yale, consultés le 2008-12-26.
http://www.yale.edu/chinesemac/index.html.


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