Jacques Poitou
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Censure sur Internet. L'exemple de WikiLeaks

 

Item, pourquoy regardes-tu le festu qui est en l'œil de ton frere, & tu n'apperçois point vn cheuron qui est en ton propre œil ?
Ou comment peux-tu dire à ton frere, Frere, permets que i'oste le festu qui est en ton œil, toy qui ne vois point vn cheuron qui est en ton œil ? Hypocrite, iette premierement le cheurõ hors de ton œil, & adõc tu regarderas de ietter hors le festu qui est en l'œil de ton frere.

     Luc 6, 41-42. La Saincte Bible. (1578 : 51).


Surveillance et censures

Il faut distinguer trois choses :

– les moyens que se donnent les Etats, les entreprises ou les particuliers pour surveiller ou contrôler l'utilisation d'Internet ;
– les moyens qu'ils se donnent pour contrôler ou interdire la publication de contenus sur Internet ;
– les moyens qu'ils se donnent pour contrôler ou interdire la consultation de certains sites.

obama Pour les dispositifs de surveillance, les Etats-Unis sont les grands champions : les mesures prises au début du siècle sous la présidence républicaine de George W. Bush (2001-2009) au nom de la "lutte contre le terrorisme" ont été maintenues et même renforcées sous la présidence démocrate de Barack H. Obama (2009-). Ces mesures concernent le contenu de toutes les communications par Internet, y compris le dépôt de fichiers dans le clouddans le monde entier. – Depuis 2013, grâce surtout à Edward Snowden, les révélations se sont multipliées sur les agissements de la NSA (agence de sécurité américaine) en matière d'espionnage électronique.

Début juin 2013, le Huffington Post a publié ce portrait composé de traits de Bush et d'Obama sous le titre "George W. Obama".

Ce sont aussi des entreprises américaines ou européennes qui vendent à des pays étrangers les technologies nécessaires pour contrôler, limiter ou censurer Internet – tandis que ce sont aussi les gouvernements occidentaux, Etats-Unis en tête, qui dénoncent sans relâche les limitations à l'utilisation d'Internet dans d'autres pays (voir plus bas) et le cyberespionnage. Non olet. L'argent n'a pas d'odeur.

voirExpression Non olet

Les politiques des gouvernements en matière de publication et de consultation sur Internet ne sont dans leur principe pas très différentes de celles qu'ils adoptent vis-à-vis des médias papier ou audio. Les entreprises, notamment celles qui gèrent les moteurs de recherche et les opérateurs de téléphonie mobile, se soumettent évidemment aux lois, et donc aussi aux restrictions valables dans les pays où elles sont implantées. Mais ces limitations ne sont pas l'apanage des Etats ou des entreprises : voir la problématique du contrôle parental.

Cependant, la censure d'Internet est difficile en raison de sa structure décentralisée et aussi parce qu'il est en perpétuelle évolution. De ce fait, il représente, face aux médias traditionnels gérés et contrôlés par ceux qui les possèdent, un espace de plus grande liberté. Le seul véritable moyen efficace pour interdire la consultation d’Internet serait d’interdire totalement l’utilisation du réseau ou de le rendre inaccessible aux usagers – tout comme après l’introduction de l’imprimerie avec des caractères mobiles en Europe occidentale, la Société de Sorbonne avait préconisé son interdiction pure et simple :

François Ier, étant à Lyon (le 7 juin [1533]), la Société de Sorbonne lui présenta une requête fort pressante au sujet des livres hérétiques ; elle y exposa fortement au roi que s’il voulait sauver la religion attaquée et ébranlée de tous côtés, il était d’une nécessité indispensable d’abolir pour toujours en France, par un édit sévère, l’art de l’imprimerie, qui enfantait chaque jour une infinité de livres qui lui étaient si pernicieux. Ce projet de la Sorbonne fut sur le point d’être réalisé ; mais Jean du Bellay, évêque de Paris, et Guillaume Budé, parèrent heureusement le coup ; ils firent entendre au zélé monarque, qu’en conservant un art si précieux, il pourrait efficacement remédier aux abus dont on se plaignait si justement. » (Voy. M. l’abbé Labouderie, Notice sur la vie et les écrits du P. Colonia, p. xlvij.) (Peignot 1832 : 54:55)

voirCensure de l'écrit papier

Aucun gouvernement ne semble avoir pris une telle mesure – du moins durablement. Des coupures de l'accès à Internet limitées à plusieurs jours ont eu lieu au Népal en février 2005 (suite à un coup de force du roi Gyanendra), au Myanmar en septembre-octobre 2007 (suite aux manifestations et à la publication de photos et de vidéos à l'étranger) et en Egypte fin janvier 2011 (suite aux manifestations contre le président Mubarak). – Mais une telle opération a un coût. Dans le cas de l'Egypte, l'OECD a estimé à 65 millions d'euros les pertes directes liées aux cinq jours de coupure.

La méthode la plus simple pour couper l'accès à Internet serait certainement de couper les câbles. La presse a rapporté que le 28 mars 2011, une Géorgienne de 75 ans, Hayastan Šak‘aryan, qui creusait la terre dans un village près de T’bilisi semble-t-il pour y trouver du cuivre, aurait sectionné d'un coup de pioche un cable en fibre optique qui reliait à Internet une partie de la Géorgie et la plus grande partie de l'Arménie : pendant plusieurs heures, les internautes ont été coupés du réseau mondial.

La limitation principale à l'utilisation d'Internet reste d'abord économique : vu leur prix, les équipements et les connexions ne sont pas abordables pour tous. Selon les statistiques du World Factbook de la CIA, en 2010, le pourcentage d'internautes était au Myanmar de 0,2 % (PIB par tête en parité de pouvoir d'achat : 1 400 dollars) et en Suède de 92,4 % (PIB par tête en PPA : 39 100 dollars). Il reste que les politiques menées par les gouvernements peuvent favoriser l'utilisation d'Internet (comme en Suède, en Islande ou en Chine – où le nombre d'internautes dépasse 750 millions – chiffre de juin 2017 – soit 55 % de la population) ou la défavoriser (comme au Myanmar jusqu'en 2011 ou en Corée du Nord encore actuellement).

Cas particulier : Cuba, PIB par tête : 10 200 dollars, mais seulement 14 % d'internautes (selon le World Factbook de la CIA, consulté le 2014-12-31). Les raisons de cette faible pénétration d'Internet sont liées au blocus contre Cuba mis en place par les Etats-Unis en 1962, comme l'a d'ailleurs reconnu – cinquante-deux ans après la mise en place du locus… – le président des Etats-Unis, Barack H. Obama, dans son discours du 18 décembre 2014 : "Malheureusement, nos sanctions à l’encontre de Cuba ont privé l’île de l’accès à une technologie qui a offert de nouvelles capacités aux individus du monde entier." – En 2016, le World Factbook indique un pourcentage de 31 % d'internautes.
    Source : http://www.granma.cu/idiomas/frances/internationales/18dic-Allocution.html, consulté le 2014-12-31.


Exemple : censures et pressions dans l'affaire WikiLeaks (cablegate) aux Etats-Unis

N.B. Ne sont examinés ici, à propos de WikiLeaks, que les rapports entre liberté d'expression et censure. On ne s'interrogera ni sur les motivations de WikiLeaks, ni sur celles des journaux qui choisissent ce qu'ils publient.

Fin novembre 2010, le site WikiLeaks, fondé par l'Australien Julian Assange, commence à mettre sur la place publique quantité de notes diplomatiques – confidentielles – de l'administration américaine. Leur diffusion est rapidement relayée dans le monde entier par les médias papier, et d'abord par les cinq organes de presse occidentaux (The New York Times [USA], The Guardian [Royaume uni], Der Spiegel [Allemagne], El País [Espagne] et Le Monde [France]) auxquels WikiLeaks a confié le soin de les trier et d'en publier ce qu'ils estimaient utile. Commence ainsi ce qu'on appelle outre-Atlantique le cablegate (par analogie avec Watergate, Irangate, Monicagate...). – C'est un soldat de l'armée américaine, Bradley Manning, qui est à l'origine des fuites.

Première réaction de Hillary Rodham Clinton, secrétaire d'Etat, le 29 novembre :

The United States strongly condemns the illegal disclosure of classified information. It puts people's lives in danger, threatens our national security, and undermines our efforts to work with other countries to solve shared problems. This Administration is advancing a robust foreign policy that is focused on advancing America's national interests and leading the world in solving the most complex challenges of our time, from fixing the global economy, to thwarting international terrorism, to stopping the spread of catastrophic weapons, to advancing human rights and universal values. In every country and in every region of the world, we are working with partners to pursue these aims.
So let's be clear: this disclosure is not just an attack on America's foreign policy interests. It is an attack on the international community -- the alliances and partnerships, the conversations and negotiations, that safeguard global security and advance economic prosperity.
    Source : site Dipnote (US Department of State Official Blog), consulté le 2010-12-21.
    http://blogs.state.gov/index.php/site/entry/clinton_statement_2010_11_29

Réaction de la Maison Blanche :

The White House on Dec. 3 formally reminded all federal employees and government contractors that anyone without a security clearance is not permitted to read classified documents, such as the diplomatic messages published by WikiLeaks, even on a personal computer at home outside work hours.
It was not immediately clear how the U.S. government would enforce this, but the White House said employees who inadvertently viewed the information should contact their U.S. security offices at work. (dépêche AP)
    Source : site de Associated Press, consulté le 2010-12-15.
    http://hosted.ap.org/dynamic/stories/U/US_WIKILEAKS_INTERNET_BLOCK?SITE=MIDTN&SECTION=HOME&TEMPLATE=DEFAULT

Le 4 décembre, la Library of Congress bloque l'accès à WikiLeaks à partir de ses réseaux câblé et wifi. Et à la mi-décembre, l'US Air Force va plus loin et bloque à son tour l'accès à vingt-cinq sites qui publient des extraits de ces documents, et notamment les sites du New York Times, du Guardian, du Spiegel, de El País et du Monde.

Commentaire d'un porte-parole du New York Times : "it is unfortunate that the U.S. Air Force has chosen not to allow its personnel access to information that virtually everyone else in the world can access."

Sources : sites du Guardian, du New York Times, du Monde, du Spiegel et de AP, consultés le 2010-12-15.
– http://www.guardian.co.uk/world/2010/dec/03/wikileaks-cables-blocks-access-federal
– http://www.nytimes.com/2010/12/15/us/15wiki.html
– http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/12/15/wikileaks-l-us-air-force-bloque-l-acces-a-des-sites-d-information_1453558_651865.html
– http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,734716,00.html

Dans le même temps, différentes entreprises américaines cessent leur coopération financière avec WikiLeaks : PayPal, Amazon, MasterCard, la Bank of America, etc. Par ailleurs, Apple supprime de son App Store une application permettant la consultation des documents mis en ligne par WikLeaks.

Début janvier 2011, on apprend que le 14 décembre, Twitter a reçu des autorités américaines ordre de fournir toutes informations sur les comptes de WikiLeaks, de Julian Assange (Australien), de Birgitta Jónsdóttir (membre du parlement islandais), de Bradley Manning (Américain soupçonné d'être à l'origine des fuites et emprisonné), de Jacob Appelbaum (Américain) et de Rop Gonggrip (Néerlandais) – informations présentées comme pertinentes dans le cadre d'"une enquête criminelle en cours" et qui concernent entre autres trois personnes qui ne sont pas Américains. De plus, il était interdit à Twitter d'informer les personnes concernées de cet ordre.

Source : site Salon.com, consulté le 2011-01-16.
http://www.salon.com/2011/01/08/twitter_2/

Quelques mois auparavant : "plus l'information circule librement, plus les sociétés deviennent fortes"

Le 16 novembre 2009, lors de sa visite en Chine, Barack Obama, président des Etats-Unis, dialogue avec des étudiants chinois au Musée des technologies et des sciences de Shanghai et en réponse à une question sur Internet, il déclare :

I am a big believer in technology and I'm a big believer in openness when it comes to the flow of information. I think that the more freely information flows, the stronger the society becomes, because then citizens of countries around the world can hold their own governments accountable. They can begin to think for themselves. That generates new ideas. It encourages creativity. 
And so I've always been a strong supporter of open Internet use. I'm a big supporter of non-censorship. This is part of the tradition of the United States that I discussed before, and I recognize that different countries have different traditions. I can tell you that in the United States, the fact that we have free Internet – or unrestricted Internet access is a source of strength, and I think should be encouraged.
    Source : site de la Maison blanche, consulté le 2010-12-16.
    http://www.whitehouse.gov/the-press-office/remarks-president-barack-obama-town-hall-meeting-with-future-chinese-leaders

Le 21 janvier 2010, Hillary Rodham Clinton, secrétaire d'Etat, prononce au Musée national du journalisme à Washington une alllocution sur la liberté d'Internet. Elle reprend les paroles de Barack Obama et se lance dans un vigoureux plaidoyer en faveur de la liberté de connexion et d'expression sur Internet. Elle dénonce la censure pratiquée dans différents pays et réaffirme l'engagement mondial des Etats-Unis en faveur de la liberté d'Internet. Extrait :

Durant sa visite en Chine en novembre, par exemple, le président Obama a organisé un forum-débat public assorti d'une participation en ligne sur l'importance d'Internet. En réponse à une question posée sur Internet, le président a défendu le droit des peuples à un accès libre à l'information et a ajouté que plus l'information circule librement, plus les sociétés deviennent fortes. Il a déclaré que l'accès à l'information aide les citoyens à demander des comptes à leurs propres gouvernements, à générer de nouvelles idées, à encourager la créativité et l'entrepreneuriat.
    Source : site du département d'Etat des Etats-Unis, consulté le 2014-01-03.
    http://www.state.gov/documents/organization/135879.pdf

Déclarations conformes à l'esprit du premier amendement à la Constitution des Etats-Unis d'Amérique, adopté en 1791 :

Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof ; or abridging the freedom of speech, or of the press ; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the Government for a redress of grievances.

(Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l'établissement ou interdise le libre exercice d'une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu'a le peuple de s'assembler paisiblement et d'adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre.)
    Source : site de The U.S. National Archives and Records Administration, consulté le 2010-12-16.
    http://www.archives.gov/exhibits/charters/bill_of_rights_transcript.html

Voir à ce propos comment, en 1971, dans l'affaire des "Pentagon Papers" (documents secrets décrivant l'engagement croissant des Etats-unis au Vietnam et publiés par le New York Times), le juge Black présente le premier amendement :

In the First Amendment the Founding Fathers gave the free press the protection it must have to fulfill its essential role in our democracy. The press was to serve the governed, not the governors. The Government's power to censor the press was abolished so that the press would remain forever free to censure the Government. The press was protected so that it could bare the secrets of government and inform the people. Only a free and unrestrained press can effectively expose deception in government. And paramount among the responsibilities of a free press is the duty to prevent any part of the government from deceiving the people and sending them off to distant lands to die of foreign fevers and foreign shot and shell. (Jugement de la Cour suprême des Etats-Unis dans l'affaire des "Pentagon Papers" opposant le New York Times Co. aux Etats-Unis (403 U.S. 713), 30 juin 1971)
    Source : site de The National Security Archive, consulté le 2014-01-03.
    http://www2.gwu.edu/~nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB48/decision.pdf.

En France...

voirInterdire l'hébergement de WikiLeaks en France ?

En Allemagne : appel de plusieurs organes de presse contre les attaques contre WikiLeaks

Le 16 décembre est publié un texte dénonçant les attaques contre WikiLeaks et cosigné par plusieurs grands journaux allemands : Berliner Zeitung, Frankfurter Rundschau, der Freitag, Der Tagesspiegel et die tageszeitung. Ce texte fait le point sur les attaques dont WikiLeaks est l'objet, les dénonce et appelle à s'y opposer et à défendre la liberté d'expression. Extraits (traduits par moi, JP) :

Aux USA, on traite les responsables de Wikileaks de "terroristes"* et on demande même leur mort. De grands entreprises internationales comme MasterCard, PayPal et Amazon mettent fin à leur coopération avec Wikileaks – sans qu'il y ait une mise en examen de l'organisation, et encore moins une condamnation. Dans le même temps, l'infrastructure technique de Wikileaks est attaquée anonymement par Internet. [...]
Internet est une nouvelle forme de diffusion de l'information. Il doit bénéficier de la même protection que les médias classiques. Il y aurait eu sans tarder des protestations mondiales, si les USA lançaient une procédure judiciaire pour espionnage contre le New York Times, une croisade financière contre le Spiegel ou une attaque contre les serveurs du Guardian.
    Source : site de la Berliner Zeitung, consulté le 2010-12-18.
    http://www.berlinonline.de/berliner-zeitung/politik/323204/323205.php

* Le terme de "high tech terrorist" a été repris depuis par le vice-président américain, Joe Biden, le 19 décembre. (note du traducteur)

En Chine : deux commentaires publiés par la presse

Global Times : "Wikileaks confronte l'Occident aux grands paradoxes de la liberté" (8 décembre 2010)

Commentaire de Zhang Yuqiang, professeur associé de journalisme à la Communication University of China. Extrait :

In most cases, US readers may appreciate the efforts made by the New York Times to search for truth. However, there is no denying that some people value national interests over freedom of speech. Therefore, when the topic of a news article may jeopardize national security, some readers would rather choose to compromise the value of freedom of the press.
The responses show that most governments refuse to tolerate absolute freedom of speech or information, and a significant fraction of the public supports them.
When information may hurt the national interests, many, even in the West, agree that national interests should go beyond the right to spread the information.
On the other hand, Chinese authorities may also learn something.
It is increasingly difficult to manage the massive volumes of information, even for the Western powers.
If the authorities could be more open and interact more with the public, the negative impact of the harmful information would be considerably reduced.
To sum up, when there is a conflict between national interests and press freedom, then the former seem more likely to prevail.
Though the New York Times and other major Western media outlets chose the latter course, press freedom faces pressures in the West as well as elsewhere.
    Source : site de la version anglaise de Global Times, consulté le 2010-12-17.
     http://www.globaltimes.cn/opinion/commentary/2010-12/599758_2.html.

Beijing Daily : "Pourquoi ne pas donner le prix [Nobel] de la paix à Julian Assange ?" (10 décembre)

Extrait de l'éditorial :

According to the decision by the Nobel Committee and the remarks of a number of other Westerners [concerning Liu Xiaobo], considering the acts of free speech in which this Assange has personally participated, opposing all on his own the “government violence” of several Western nations, could he not be regarded as a “fighter for freedom of expression” ? Why don’t the noble members of the Nobel Committee claim that the Peace Prize is given “in the defense of freedom of expression,” and then give it to this Assange who has been persecuted, chained and jailed by the West ?
    Source : traduction présentée sur le site China Media Project (Centre d'études du journalisme et des médias, université de Hong Kong), consulté le 2010-12-17.
    http://cmp.hku.hk/2010/12/10/8918/


Références bibliographiques

La Saincte Bible, contenant le vieil et le nouueau testament, traduicte de Latin en François. Anvers : Christophe Plantin, 1578. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2011-07-18.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54612m.

Peignot, Gabriel, 1832. Essai historique sur la liberté d'écrire [...]. Paris : Crapelet. Document en ligne sur le site de la BnF, consulté le 2010-10-31.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k71890n.


© Jacques Poitou 2017.